Deux animateurs enregistrant un podcast photo à distance chacun depuis son bureau

E19 – BILAN et la SUITE du Podcast – Épisode 19

Bilan de six mois de production, changement de plateforme et analyse des statistiques d’écoute

Comment produire un podcast photo à distance quand on est deux passionnés séparés par huit heures de route ? Dans ce bilan de saison, Maxime et Steve reviennent sur six mois de production, expliquent leur changement de méthode et décortiquent sans filtre leurs vraies statistiques d’écoute.

Pourquoi le podcast change de formule après six mois ?

Lancé en mars 2025 et diffusé à partir d’avril, le podcast Derrière l’Objectif entame sa saison 2 avec une formule radicalement différente. Jusqu’ici, Steve se déplaçait chez Maxime pour des sessions marathon d’enregistrement : un aller-retour de 16 heures de route, un vendredi de congé posé, et des blitz de 12 à 14 heures d’enregistrement étalés sur tout un week-end.

Ce mode de production est devenu intenable. Entre la naissance de la fille de Maxime, qui occupe désormais la chambre d’amis qui hébergeait Steve, les contrats photo, le travail et les saisons de hockey à couvrir l’hiver, trouver une fin de semaine commune relevait du casse-tête. S’ajoutaient les coûts : essence, usure du véhicule (un changement de voiture cette année), et désormais l’hôtel. Le tout pour un projet non rémunéré.

Le piège de l’enregistrement en blitz

Enregistrer huit épisodes d’avance créait un autre problème majeur : l’impossibilité de réagir aux commentaires. Un conseil d’auditeur ne pouvait être pris en compte que des mois plus tard, une fois la pile d’épisodes écoulée. La diffusion espacée aux deux semaines servait justement à ne pas « brûler » trop vite la réserve, quitte à sauter parfois une parution faute de matière.

Quelle plateforme pour enregistrer un podcast à distance ?

La nouvelle formule repose sur Riverside, une plateforme d’enregistrement à distance qui permet à chacun d’enregistrer depuis son propre bureau avec une qualité audio et vidéo soignée. Steve a découvert l’outil grâce à André Harvey du Backlog Podcast, lui-même recommandé par Stéphane Goulet d’Arcade Québec, qui lui a fait une démonstration de deux heures et demie.

Convaincre Maxime n’a pas été simple : très exigeant sur la qualité d’image, il doutait qu’un logiciel passant par Internet puisse livrer un rendu acceptable pour un podcast qui parle justement de photographie. Après des tests, il s’est rangé à l’avantage de la plateforme. Riverside centralise désormais l’enregistrement, la gestion des fichiers et la création des extraits courts, remplaçant l’ancien circuit qui imposait un upload sur YouTube puis un passage par Opus Clip.

Une qualité d’image à la hauteur du sujet

Les deux animateurs tournent sur des boîtiers différents — Maxime en Sony, Steve en Nikon —, d’où une légère différence de rendu d’image, sans color grading. L’enjeu pour eux : que la qualité visuelle reste impeccable, parce qu’un podcast photo se doit d’être irréprochable à l’image. Ils sollicitent d’ailleurs explicitement l’avis des auditeurs sur le résultat.

Que révèlent vraiment les statistiques d’écoute du podcast ?

Le cœur de l’épisode est une analyse lucide des chiffres. Les animateurs croisent plusieurs sources et expliquent pourquoi elles divergent autant. Selon Podtrac, qui mesure les téléchargements en redirigeant le flux RSS, septembre 2025 compte 105 auditeurs individuels et 176 téléchargements (235 au total depuis fin août). Une donnée frappante : 66 % de l’audience vient de France, devant le Canada, la Suisse (7,7 %) et les États-Unis (4,7 %).

Côté Spotify, autour de 250-300 écoutes et 75 à 100 abonnés ; côté YouTube, 328 abonnés, 17 500 vues et environ 1300 heures de visionnage, l’essentiel venant des vidéos longues et non des shorts. En cumulant les plateformes, ils estiment une audience réelle d’environ 500 personnes uniques par mois — bien au-delà de leurs attentes initiales.

L’écart de stats qui interroge

L’hébergeur Balado Québec, gratuit et sans limite de bande passante, affiche en revanche des chiffres jusqu’à dix ou vingt fois supérieurs : 5373 téléchargements en juillet, 10 484 en septembre. Les animateurs soupçonnent un comptage gonflé par des bots et les nombreux sites de référencement de podcasts, hypothèse soutenue par André Harvey. Ils lancent un appel public pour comprendre ce système de mesure. Leur podcast aurait atteint le top 15 des podcasts photo en France et le top 30-40 au Canada.

Qu’est-ce qui s’en vient pour la suite du podcast ?

La grande promesse de la nouvelle formule : enregistrer plus souvent (peut-être un épisode par semaine) et surtout recevoir enfin des invités facilement, sans contrainte de déplacement. Maxime a déjà confirmé plusieurs photographes, dont Jonathan Roy (le photographe, à ne pas confondre avec le chanteur), David Kirouac qui shoote le Canadien pour une agence de presse, et un cinéaste qui les a contactés spontanément. L’objectif : confronter les réalités de photographes de grands centres comme Montréal à celles d’une région comme Rimouski.

Tout au long de l’épisode, les animateurs multiplient les appels à l’audience : d’où écoutez-vous, sur quelle plateforme, qui vous a fait connaître le podcast, quel format préférez-vous. L’écoute de l’épisode vaut surtout pour le ton complice et l’humour autodérisoire des deux compères, qui assument de faire tout ça « pour le fun », sans rémunération.

Foire aux questions

Quelle application utiliser pour enregistrer un podcast à distance avec une bonne qualité ?

Les animateurs utilisent désormais Riverside, une plateforme qui permet à chaque intervenant d’enregistrer depuis chez lui avec une qualité audio et vidéo élevée. Elle centralise aussi la gestion des fichiers et la création des extraits courts, remplaçant un circuit qui imposait auparavant un passage par YouTube puis par Opus Clip.

Pourquoi les statistiques d’un podcast diffèrent-elles autant selon les plateformes ?

Parce que chaque outil mesure différemment. Podtrac compte les téléchargements en redirigeant le flux RSS et donne des chiffres modestes mais fiables. À l’inverse, certains hébergeurs affichent des totaux dix à vingt fois supérieurs, probablement gonflés par des bots et les sites de référencement qui scrutent automatiquement les flux RSS.

D’où vient principalement l’audience de ce podcast photo québécois ?

Selon les données Podtrac, 66 % de l’audience vient de France, devant le Canada. Suivent la Suisse (7,7 %) et les États-Unis (4,7 %). Les animateurs, surpris, ignorent comment des auditeurs français les ont découverts et lancent un appel pour le comprendre, leur podcast figurant dans le top 15 photo en France.

Combien d’écoutes réelles ce podcast réalise-t-il par mois ?

En cumulant les plateformes, les animateurs estiment une audience d’environ 500 personnes uniques par mois. Cela combine quelque 250-300 écoutes sur Spotify, environ 800 sur YouTube et plus de 100 auditeurs individuels mesurés via Podtrac. Un résultat qu’ils jugent bien supérieur à leurs attentes de départ.

Pourquoi le podcast est-il passé à une diffusion aux deux semaines ?

Le rythme bimensuel offrait une marge de manœuvre : il évitait de « brûler » trop vite la réserve d’épisodes enregistrés en blitz, et absorbait les imprévus comme une semaine sans disponibilité. Avec l’enregistrement à distance, les animateurs envisagent désormais de revenir à un rythme hebdomadaire, en sollicitant l’avis des auditeurs.

Quel matériel photo utilisent les deux animateurs ?

Maxime tourne en Sony, Steve en Nikon, ce qui crée une légère différence de rendu à l’image dans le podcast. Steve possède aussi un boîtier Fujifilm acquis récemment, dont ils promettent de parler dans un futur épisode. Un prochain invité photographe utilise quant à lui du Canon.

Les liens de l’épisode