Un mur face à l’activité
Photographe professionnel depuis plus de deux décennies, Christophe Beauregard vit de plusieurs facettes de son métier : les portraits de commande pour la presse ou la publicité, et un travail plastique personnel qui se décline en expositions, publications et résidences d’artistes. La crise sanitaire du Covid-19 a provoqué un arrêt total et immédiat de son activité. Il raconte comment tous ses projets se sont interrompus, d’une commande de portraits pour un groupe pharmaceutique à un workshop dans un lycée professionnel parisien, en passant par une résidence de création au 104 qui devait débuter le 20 avril.
Pour un portraitiste, l’impossibilité de sortir et de rencontrer des gens signifie la fin de toute commande. « C’est un vrai mur, c’est-à-dire que d’un seul coup tout s’est arrêté. »
Le confinement, un temps pour créer
Malgré la situation financière délicate — ses revenus se limitant à un faible montant issu de cours en école d’art et une demande d’aide via le fonds de solidarité —, Christophe Beauregard voit cette période comme une chance. Il en profite pour avancer sur des projets de fond, notamment une série personnelle sur la nature morte entamée dans son atelier avant la crise. Le confinement devient un temps dédié à la recherche, à la lecture, à la mise à jour de ses archives et à la prise de contact avec des centres d’art. Il intensifie également sa communication sur les réseaux sociaux pour garder le lien avec son public et ses clients.
Sceptique quant au concept de « déconfinement », il préfère se concentrer sur la préparation de l’après sur le plan professionnel, considérant ce moment inédit comme une occasion de faire des choses qu’il ne faisait pas avant.
Les références de l’épisode
- Le 104 (Centquatre-Paris)
- Blackboard (plateforme d’enseignement)
- Le Cnap (Centre national des arts plastiques)
- EAC (Éducation Artistique et Culturelle)
- Aéroport de Roissy
- Florence (Italie)
Au fil de l’épisode
- Les différentes activités qui composent son métier de photographe depuis plus de 20 ans.
- L’impact de la crise sanitaire : un arrêt brutal et complet de son travail.
- Les projets concrets interrompus : une commande de portraits, un workshop en lycée et une résidence au 104.
- La poursuite de son travail personnel en atelier autour de la nature morte.
- Comment il utilise le temps du confinement pour des tâches de fond : administration, contacts, recherches.
- Sa vision positive de cette période, propice à la réflexion et à la créativité.
- Sa situation financière : des revenus très faibles et le recours au fonds de solidarité.
- La complexité des dispositifs d’aide pour les artistes.
- Son scepticisme face au discours sur le « déconfinement ».
- La manière dont il prépare l’après-crise sur le plan professionnel, notamment via la communication.
- Son anecdote sur une exposition en Italie juste avant le début du confinement en Europe.
FAQ
Qui est Christophe Beauregard ?
Christophe Beauregard est un photographe professionnel qui vit de son métier depuis plus de vingt ans. Son travail se partage entre des commandes, notamment des portraits pour la presse et la publicité, et une pratique artistique personnelle qui donne lieu à des expositions, des publications et des résidences d’artistes.
Comment la crise du Covid-19 a-t-elle affecté son travail ?
La crise sanitaire a provoqué un arrêt brutal et total de toutes ses activités professionnelles. Il décrit la situation comme un « vrai mur ». Concrètement, une commande de portraits a été stoppée, un workshop qu’il animait dans un lycée a été interrompu, et une résidence de création prévue au 104 a été reportée à une date inconnue.
Comment Christophe Beauregard occupe-t-il la période de confinement ?
Il perçoit le confinement comme une opportunité pour se consacrer à des projets de fond. Il continue une série personnelle sur la nature morte dans son atelier, met à jour ses archives, envoie des dossiers à des centres d’art et profite de ce temps pour la recherche et la lecture. Il voit cette période comme un moment privilégié pour la réflexion et la création.
Quelles sont ses sources de revenus pendant la crise ?
Ses revenus ont très fortement chuté. Il ne perçoit qu’une faible rémunération issue de cours qu’il continue de donner à distance pour une école d’art. Pour faire face à cette perte d’activité, il a fait une demande pour bénéficier du fonds de solidarité mis en place par le gouvernement pour les professionnels impactés.

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