Photographe de mariage préparant une séance, illustrant comment réussir son business de photographe
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19. Un élément essentiel pour la réussite de n’importe quel business de photographe ou vidéaste

Pourquoi la persévérance est l’élément essentiel pour réussir son business de photographe ou vidéaste

Qu’est-ce qui sépare un photographe qui réussit d’un photographe qui abandonne ? Pour Jonathan Douette, l’élément essentiel pour réussir son business de photographe ou vidéaste tient en un mot : la persévérance. Cet épisode explique pourquoi continuer, malgré les débuts ratés, fait toute la différence.

Pourquoi la persévérance est l’élément essentiel pour réussir son business de photographe ou vidéaste

Jonathan Douette ouvre l’épisode à un moment charnière de sa saison de photographe de mariage : il lui reste deux mariages à shooter, il revient d’un week-end chargé entre une cérémonie le samedi et la couverture des championnats du monde de gravel le dimanche. C’est en préparant son sac et en relisant le planning de son prochain mariage que l’idée de l’épisode lui vient, alors qu’il réfléchit à un moment qu’il redoute particulièrement : la séance couple.

Une séance couple sur-préparée mais d’abord ratée

La séance couple représente pour lui un instant stressant, car c’est l’un des rares moments de la journée où l’on quitte le pur reportage pour diriger des personnes qui ne sont pas modèles et n’ont souvent jamais posé. Pour s’y préparer, Jonathan a tout ratissé : exemples de poses sur Pinterest et Instagram, vidéos YouTube, podcasts sur la direction de couple. Il a même rédigé un document listant les poses dans l’ordre, en notant précisément ce qu’il dirait aux mariés pour les amener à chaque position de la manière la plus fluide possible.

Et pourtant, malgré cette préparation minutieuse, sa toute première séance n’a pas été un franc succès : il oubliait la moitié des poses, hésitait, allait trop vite. C’est la suite qui change tout. La deuxième séance fonctionne mieux, la troisième aussi, la quatrième encore davantage. Au point qu’avant son mariage suivant, il ne consulte même plus son fameux document — preuve du chemin parcouru.

Le vrai facteur de réussite : ne jamais s’arrêter

De cette progression, Jonathan tire sa conviction centrale : la réussite d’un business de photographe ou de vidéaste dépend du fait de ne pas s’arrêter, de continuer encore et encore. Le constat est presque paradoxal. Jamais les ressources n’ont été aussi accessibles : podcasts, articles de blog, livres, chaînes YouTube, workshops en présentiel, masterclass. On a tout pour réussir. Si tant de gens n’y arrivent pas, c’est qu’ils arrêtent avant d’atteindre le point où ça fonctionne.

Il rappelle un repère qu’on lui a transmis : un business demanderait au minimum deux à trois ans pour qu’on puisse juger de sa viabilité. Dans une société d’instantanéité où l’on veut tout, tout de suite et sans effort, beaucoup renoncent dès les premières difficultés ou les premiers mois sans clients. La seule différence entre ceux qui réussissent et ceux qui échouent, selon lui, c’est que les seconds se sont arrêtés.

Un discours assumé, mais nuancé

Jonathan refuse pourtant le slogan facile « tout le monde peut y arriver s’il ne s’arrête pas ». Il insiste sur la nuance, ce qui manque souvent aux grands discours mindset relayés sur Instagram ou YouTube, surtout chez les anglophones. La réussite suppose parfois un brin de chance ou des conditions plus favorables — un facteur qu’on ne contrôle pas, et avec lequel lui-même admet avoir du mal.

Il illustre par les inégalités d’accès à la formation. En France, le CPF permet à chaque travailleur de cotiser puis d’utiliser cet argent pour se former, ce qu’il juge exceptionnel. En Belgique, où il exerce, ce dispositif n’existe pas : les formations francophones, lui les paie de sa poche. À cela s’ajoutent les différences d’accès au chômage. Son message aux photographes et vidéastes qui galèrent reste donc encourageant mais lucide : prenez patience, certains réussiront plus vite que d’autres, et c’est normal. Au-delà du conseil, l’épisode vaut surtout pour la sincérité du témoignage de terrain qui le porte — à écouter pour le ton direct et l’expérience vécue.

Foire aux questions

Quel est l’élément essentiel pour réussir son business de photographe selon Jonathan Douette ?

L’élément essentiel pour réussir un business de photographe ou de vidéaste est, selon Jonathan Douette, la persévérance : ne pas s’arrêter et continuer encore et encore. La principale différence entre ceux qui réussissent et ceux qui échouent est que ces derniers ont abandonné avant d’atteindre le point où l’activité fonctionne.

Combien de temps faut-il pour savoir si un business de photographe est viable ?

D’après un repère évoqué par Jonathan Douette, il faudrait attendre au minimum deux à trois ans pour juger de la viabilité d’un business. Beaucoup d’entrepreneurs renoncent avant ce délai, dès les premières difficultés ou les premiers mois sans clients, sans laisser à leur activité le temps de décoller.

Comment réussir une séance couple en photographie de mariage quand les mariés ne sont pas modèles ?

Pour réussir une séance couple, Jonathan Douette préconise une forte préparation : repérage de poses sur Pinterest, Instagram et YouTube, document listant les poses dans l’ordre et les consignes à donner aux mariés. Mais il souligne que la vraie progression vient de la répétition : chaque séance s’améliore avec la pratique.

Pourquoi beaucoup de photographes échouent-ils alors que les ressources n’ont jamais été aussi accessibles ?

Beaucoup de photographes échouent non par manque de ressources — podcasts, livres, YouTube, workshops et masterclass abondent — mais parce qu’ils arrêtent avant d’atteindre le niveau nécessaire à la réussite. Dans une société d’instantanéité, ils renoncent face aux premières difficultés au lieu de persévérer.

La persévérance suffit-elle à elle seule pour réussir en photographie ?

La persévérance ne suffit pas seule : Jonathan Douette nuance son propos en rappelant le rôle de la chance et des conditions favorables, qui varient d’une personne à l’autre et restent incontrôlables. Il cite l’inégalité d’accès à la formation, comme le CPF en France inexistant en Belgique, pour illustrer ces différences de contexte.

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