Deux jeunes photographes discutent de comment progresser en photographie sur Instagram
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Conversation avec @rcbtones : personnalite, perseverance et patience | #AdreTalk 18

Patience, persévérance et fondations : comment progresser en photographie sur Instagram (avec Julien, rcbtones)

Comment progresser en photographie sur Instagram quand on débute ? Dans cette seconde partie de sa conversation avec Julien (rcbtones), Adré explore la patience, la persévérance et les fondations invisibles d’une carrière créative, la gestion des DM et du temps passé sur les réseaux, et l’ambition qui pousse à créer.

Patience, persévérance et fondations : comment progresser en photographie sur Instagram (avec Julien, rcbtones)

Cet épisode prolonge un premier entretien très suivi entre Adré et Julien (rcbtones). Les deux jeunes photographes partent d’un sujet très concret — les giveaways Instagram — pour glisser vers une réflexion bien plus large sur ce qui fait durer un créateur. Adré raconte que ses giveaways attirent surtout des abonnés fidèles, jamais entrés en contact avec lui auparavant : la preuve, selon lui, qu’on participe par attachement réel au travail, puisqu’il offre ses propres photos et non un objet anonyme.

De là naît une première leçon partagée : on ne force pas les gens à venir vous parler. Julien estime recevoir cinq à six messages par jour d’abonnés qui répondent pour la première fois à une story, et il leur accorde une importance particulière car c’est l’occasion d’un premier contact. Sa conviction : plus on élargit sa palette de contenus — vie quotidienne, opinions, anecdotes — plus on multiplie les points d’accroche qui donnent envie d’écrire. Produire beaucoup et rester ouvert vaut mieux que réclamer des messages.

Suivre quelqu’un pour sa personnalité plutôt que pour son travail

La discussion bifurque vers une idée que Julien défend avec force : on peut suivre quelqu’un pour sa personnalité et non pour ses photos. Il cite un photographe qui ne l’a jamais suivi pour son travail d’architecture — qu’il n’aime pas — mais pour son ouverture d’esprit, sa motivation et sa façon de répondre à tous les commentaires. Adré, lui, confie avoir longtemps voulu n’exposer que ses photos, sans sa personne, avant de comprendre qu’incarner une bonne personne valait mieux. La conversation dérive même sur l’idée qu’un grand artiste révélé comme étant une mauvaise personne — référence aux scandales hollywoodiens — peut faire s’écrouler tout l’attachement qu’on lui portait. Tous deux tranchent : ils préféreraient faire de mauvaises photos et être quelqu’un de bien.

La progression est inévitable si l’on s’investit vraiment

Le cœur philosophique de l’épisode tient en une thèse : quiconque veut sincèrement progresser progresse. Julien refuse l’idée qu’on puisse pratiquer un art vingt ans sans avancer — pour lui, l’absence de progrès trahit un manque d’investissement. Il illustre par sa propre courbe : sa mémoire est sélective, il apprend vite ce qui le passionne (la magie, le piano, puis la photo) et oublie le reste. Adré nuance : la marge et la vitesse de progression diffèrent selon chacun.

Vient alors le concept central des fondations. Adré rappelle sa propre traversée du désert : 166 vues sur une story le 15 février 2018, et l’impression de stagner pendant plus d’un an avant un déclic. Julien donne l’exemple d’une youtubeuse restée sept ans sans gagner d’abonnés, qui en a gagné 100 000 en un an grâce à tout l’apprentissage accumulé, et de Peter McKinnon, qui filmait depuis quinze ans avant l’explosion de sa chaîne. La leçon : on bâtit longtemps des fondations invisibles avant que la réussite ne devienne visible. Adré, qui revisite ses tout premiers fichiers Lightroom pour une vidéo, en rit : photos floues prises au 60e, jpeg de 12 Mo, cadrage et exposition catastrophiques — la preuve concrète d’un chemin parcouru.

La patience et le travail, les deux seules clés

Citant Gary Vaynerchuk (« si tu n’es pas prêt à attendre vingt ans pour réussir, tu n’es pas fait pour ça »), Adré affirme être prêt à patienter trente-cinq ans. S’ouvre alors une longue digression sur le temps : à vingt et un ans, on est immensément jeune, on a le temps de revivre sa vie plusieurs fois, et la jeunesse n’empêche rien — l’arrière-grand-mère de Julien marche 10 km en croisière à 90 ans. Mais avoir du temps n’autorise pas à attendre passivement : c’est une raison de l’utiliser à plein.

Côté ambition, Julien vise un poste de directeur artistique d’une grande marque — un objectif qu’il sait extrêmement difficile (diplôme, réseau, postes intermédiaires) mais qui le fait rêver d’« écrire l’histoire », à l’image de Virgil Abloh ou de l’architecte Zaha Hadid. Adré, de son côté, veut surtout entrer dans un univers d’études où l’on lui demandera de créer sans relâche.

Gérer son temps et ses messages sur les réseaux

La dernière partie aborde le rapport au temps numérique, avec une honnêteté rare. En cours d’épisode, Adré coupe le montage pour se corriger : il pensait sincèrement ne pas perdre de temps sur Instagram, mais l’arrivée d’iOS 12 et de son suivi d’usage lui révèle qu’il y passe en moyenne 5 heures par jour. Une mise au point qui illustre tout le propos : il faut travailler ses images et ses edits plutôt que scruter ses likes. Adré raconte une photo aux 200 commentaires mais peu likée, et une autre likée normalement sans presque de commentaires — preuve que les statistiques ne disent pas tout.

Julien, lui, défend la vitesse de réponse : il répond aux messages en moins de 30 secondes parce qu’une notification ne lui prend que dix secondes à traiter, et cela surprend toujours ses interlocuteurs. Pour reprendre la main sur ses outils, il a coupé les notifications de DM et vit en mode « ne pas déranger », convaincu, comme dans la métaphore du marteau de Kanye West, qu’un téléphone doit servir l’utilisateur et non l’inverse. L’épisode se clôt sur une digression burlesque — « un abonné, c’est un clou » et le fameux « drop the clue » — qui résume bien le ton : pour vivre l’énergie complète de l’échange et ses fous rires, l’écoute reste irremplaçable.

Foire aux questions

Comment progresser en photographie sur Instagram quand on débute ?

Progresser en photographie sur Instagram repose surtout sur la patience et le travail quotidien : on bâtit d’abord des fondations invisibles, parfois pendant plus d’un an, avant que la réussite ne devienne visible. Selon Julien, quiconque veut sincèrement progresser et s’investit chaque jour progresse forcément.

Que sont les « fondations » dont parlent Adré et Julien ?

Les fondations désignent l’apprentissage et les échecs accumulés en silence avant tout résultat visible. Adré cite une youtubeuse restée sept ans sans gagner d’abonnés puis en gagnant 100 000 en un an, et Peter McKinnon qui filmait depuis quinze ans avant le succès de sa chaîne. Leur durée varie selon chacun.

Comment faire pour que des abonnés qui n’ont jamais osé écrire vous contactent ?

On ne force pas les gens à envoyer un message : leur demander explicitement les en dissuade encore plus. La bonne méthode, selon Julien, consiste à élargir sa palette de contenus — vie quotidienne, opinions, anecdotes — pour multiplier les sujets de discussion possibles et susciter naturellement un premier contact.

Faut-il suivre un photographe pour son travail ou pour sa personnalité ?

On peut suivre quelqu’un pour sa personnalité plutôt que pour ses photos. Julien cite un photographe qui ne l’a jamais suivi pour ses images d’architecture mais pour son ouverture d’esprit et sa motivation. Tous deux préfèrent être une bonne personne, même au prix de photos moins abouties.

Combien de temps Adré passe-t-il réellement sur Instagram chaque jour ?

Adré passe en moyenne 5 heures par jour sur Instagram, comme le lui a révélé le suivi d’usage d’iOS 12. Il l’avoue en coupant le montage de l’épisode : il croyait n’y aller que pour répondre et travailler, mais reconnaît honnêtement y perdre beaucoup de temps.

Pourquoi ne pas se focaliser sur les likes et les statistiques ?

Les likes et statistiques ne reflètent pas la valeur réelle d’une photo : Adré cite une image aux 200 commentaires mais peu likée, et une autre likée normalement sans presque de réactions. Mieux vaut consacrer son temps à la qualité de ses images et de ses edits qu’à analyser ses chiffres.

Quelle est l’ambition professionnelle de Julien (rcbtones) ?

Julien veut devenir directeur artistique d’une grande marque, un objectif qu’il juge extrêmement difficile : il faut un diplôme, un large réseau et avoir occupé des postes intermédiaires. Il y voit le moyen d’« écrire l’histoire », à l’image de figures comme Virgil Abloh ou l’architecte Zaha Hadid.

Les chiffres de l’épisode

  • 5 à 6 DM par jour reçus par Julien d’abonnés qui n’avaient jamais répondu auparavant
  • 166 vues sur une story d’Adré le 15 février 2018, contre environ 1 000 vues le 15 août suivant
  • 7 ans sans gain d’abonnés pour une youtubeuse, puis 100 000 abonnés en un an
  • 15 ans de vidéo avant l’explosion de la chaîne de Peter McKinnon (plusieurs millions d’abonnés)
  • Jusqu’à 21 ans d’attente évoqués par Gary Vaynerchuk pour réussir ; Adré se dit prêt à attendre 35 ans
  • 5 heures par jour passées en moyenne sur Instagram selon iOS 12
  • Réponses aux messages en moins de 30 secondes pour Julien
  • Jpeg de 12 Mo et photos prises au 1/60e dans les premiers fichiers d’Adré

Références

  • Julien (rcbtones)
  • Peter McKinnon
  • Gary Vaynerchuk
  • Virgil Abloh
  • Zaha Hadid
  • Kanye West
  • iOS 12
  • Lightroom

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