Photographe en reconversion réalisant un portrait de femme en studio en lumière naturelle
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Reconversion PRO en tant que PHOTOGRAPHE pour les FEMMES, Est ce possible ? | PODCAST #15

Se reconvertir en photographe spécialisé dans le portrait de femme : conditions, avantages et étapes

La reconversion en photographe portrait de femme est-elle possible quand on vient d’un tout autre métier ? Delphine Dos Santos, photographe depuis 20 ans, répond oui : elle détaille les avantages de partir d’une page blanche, les prérequis techniques minimum et la voie de l’activité créée en parallèle d’un emploi salarié.

Se reconvertir en photographe spécialisé dans le portrait de femme : conditions, avantages et étapes

Au départ, en lançant ses ateliers pour photographes il y a cinq ans, Delphine Dos Santos visait des photographes déjà en activité souhaitant ajouter une corde à leur arc avec le portrait de femme. Mais elle constate, ces derniers mois, une forte demande venue d’ailleurs : des personnes qui ne sont pas du tout dans la photo, exerçant un autre métier, salariées ou entrepreneures, mais qui rêvent depuis toujours de devenir photographe et de se spécialiser exclusivement dans le portrait féminin. C’est à elles que cet épisode s’adresse.

Elle situe ce mouvement dans une tendance de fond. Le portrait de femme suit selon elle le même chemin que la photographie de grossesse et de nouveau-né, qui a émergé il y a une dizaine d’années et qui est aujourd’hui presque entrée dans les mœurs du grand public. Le portrait féminin reste perçu comme nouveau, un peu avant-gardiste, mais il monte en puissance — une spécialité dont la vocation est, dit-elle, d’aider et de sublimer les femmes pour qu’elles se sentent mieux dans leur corps.

Le parcours d’une praticienne qui n’a pas elle-même connu la reconversion

Delphine prévient honnêtement qu’elle n’est pas la mieux placée pour témoigner d’une reconversion vécue : elle a suivi un cursus scolaire de photo, travaillé trois ans en salariat dans un studio photo publicitaire, puis s’est mise à son compte en 2003. Cela fait 20 ans qu’elle est photographe professionnelle, 8 ans qu’elle a lancé son concept de portrait de femme, et 5 ans qu’elle en vit à 100 %. Pendant douze ans, elle a tout fait : mariage, publicité, photo de produit, portrait de famille, baptêmes. Il lui a fallu une dizaine d’années pour prendre conscience qu’elle voulait se spécialiser.

De ce parcours, elle tire un enseignement central, qu’elle illustre par l’image de l’entonnoir : son œil avait été habitué à la photo de produit et au reportage de mariage, jamais aiguisé d’emblée au portrait ni aux femmes. Une reconversion permet au contraire de cibler tout de suite l’essentiel.

Les deux grands avantages d’une reconversion vers cette spécialité

Le premier atout, c’est la stabilité. Qui veut se reconvertir a généralement déjà un emploi salarié stable et rémunérateur. Cela enlève la pression de la rentabilité immédiate : on peut développer le portrait de femme sans avoir à en attendre tout de suite un revenu pour payer ses factures. Sa suggestion concrète : créer une micro-entreprise en parallèle de son emploi, ce que l’État facilite aujourd’hui. Elle pose un garde-fou juridique à vérifier : un salarié d’une entreprise de photographie ne peut a priori pas créer sa propre structure concurrente à côté.

Le second avantage est celui de la page blanche. Sans a priori issus d’autres domaines, le futur photographe se consacre entièrement à cette spécialité, aiguise immédiatement son œil, son regard et sa sensibilité, sans s’éparpiller. Là où il lui a fallu douze ans, le débutant qui se spécialise dès le départ gagne, selon elle, un temps fou.

Les prérequis techniques et l’accompagnement proposé

La reconversion reste possible à condition de maîtriser les bases : savoir utiliser un appareil reflex ou hybride et, surtout, shooter en mode manuel. Cela suppose de connaître le triangle d’exposition — diaphragme, vitesse d’obturation et ISO. Ce socle acquis, toute la spécialité s’ouvre, y compris pour les grands débutants. Elle précise que le portrait de femme peut inclure le boudoir, un aspect qu’elle maîtrise toutefois moins.

Elle conclut sur son offre d’accompagnement. Pour l’instant, des coachings individuels en présentiel ou à distance (Skype), y compris des « coachings express » de deux heures. Dès 2023, trois ateliers en groupe de deux jours chacun verront le jour : « Développer son art » (technique, pose, retouche Lightroom et Photoshop, style), « Développer son business » (communication, marketing, tarifs, clientèle idéale, organisation) et « Développer son intuition » (créer des séances au ressenti plutôt qu’au mental, pour capter l’âme de la personne photographiée). Pour les modalités exactes, l’écoute de l’épisode complète utilement cet aperçu.

Foire aux questions

Peut-on se reconvertir en photographe spécialisé dans le portrait de femme sans avoir d’expérience pro ?

Oui, selon Delphine Dos Santos, la reconversion en photographe portrait de femme est possible même en partant de zéro professionnellement. Elle considère la « page blanche » comme un atout : sans a priori venus d’autres domaines, on aiguise immédiatement son œil sur cette seule spécialité au lieu de s’éparpiller pendant des années.

Quels sont les prérequis techniques pour se lancer dans le portrait de femme ?

Le prérequis essentiel est de savoir shooter en mode manuel avec un reflex ou un hybride, ce qui suppose de maîtriser le triangle d’exposition : diaphragme, vitesse d’obturation et ISO. Une fois ces bases acquises, la spécialité du portrait de femme s’ouvre, même à un grand débutant.

Faut-il quitter son emploi pour devenir photographe ?

Non, Delphine Dos Santos recommande au contraire de créer une micro-entreprise en parallèle de son emploi salarié. Cet emploi stable enlève la pression de la rentabilité immédiate et permet de développer son activité de portrait sereinement. Elle conseille toutefois de vérifier qu’aucune clause ne l’interdit.

Pourquoi vaut-il mieux se spécialiser tout de suite plutôt que tout faire ?

Parce que se disperser fait perdre des années. Delphine Dos Santos a pratiqué mariage, publicité et portrait de famille pendant douze ans avant de se spécialiser, son œil n’étant jamais aiguisé au portrait de femme. Se concentrer dès le départ sur cette seule spécialité, comme un entonnoir, fait gagner un temps considérable.

Le portrait de femme est-il un marché porteur ?

Selon Delphine Dos Santos, oui : le portrait de femme suit le chemin déjà parcouru par la photographie de grossesse et de nouveau-né, démocratisée en une dizaine d’années. Encore perçue comme nouvelle et avant-gardiste, cette spécialité monte en force dans la société et entre progressivement dans les mœurs.

Quels accompagnements Delphine Dos Santos propose-t-elle aux futurs photographes ?

Elle propose des coachings individuels en présentiel ou à distance par Skype, y compris des « coachings express » de deux heures. Dès 2023 s’ajoutent trois ateliers en groupe de deux jours : « Développer son art », « Développer son business » et « Développer son intuition », couvrant technique, marketing et approche intuitive.

Les chiffres de l’épisode

  • 20 ans d’activité comme photographe professionnelle (depuis 2003)
  • 8 ans depuis le lancement du concept de portrait de femme
  • 5 ans à vivre à 100 % du portrait de femme
  • 12 ans passés à « tout faire » avant de se spécialiser
  • 3 ans de salariat en studio photo publicitaire avant de se mettre à son compte
  • 3 ateliers en groupe de 2 jours chacun prévus à partir de 2023

Les liens de l’épisode

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