Tout savoir sur le SEO – Grégory Verdier
Comprendre le SEO et le référencement Google quand on est photographe de mariage
Comment être mieux classé sur Google quand on est photographe de mariage ? Dans cet épisode, Sébastien Roignant interroge Grégory Verdier, photographe et spécialiste SEO, qui répond aux questions des auditeurs : ce qu’est le SEO, le fonctionnement des moteurs de recherche, le rôle du blog, des mots-clés et l’utilité d’une formation dédiée.
Comprendre le SEO et le référencement Google quand on est photographe de mariage
Le SEO, ou Search Engine Optimization, désigne l’optimisation d’un site pour les moteurs de recherche — essentiellement Google, qui concentre 95 % des recherches en France (Bing 4 %, le reste pour les autres). L’enjeu : structurer son site et écrire ses textes de façon à ce que les robots comprennent de quoi parle chaque page, tout en restant lisible pour l’humain qui, lui, achète la prestation. La bonne nouvelle posée d’emblée par Grégory Verdier : ce n’est pas si compliqué, c’est avant tout du bon sens. Les spécialistes ont tendance à complexifier le sujet pour se mettre en valeur.
L’épisode part d’un sondage envoyé aux abonnés de la newsletter du podcast : plus de 100 réponses et environ 250 questions. Les résultats sont parlants. 55 % des répondants ont déjà travaillé leur SEO, mais 44 % ne l’ont jamais pratiqué (dont 30 qui connaissent le concept sans l’avoir mis en œuvre). Seuls 12 % se disent à l’aise avec le SEO, tandis que près de 45 % ne le sont pas du tout. En revanche, 90 % le considèrent comme important : un seul répondant a coché « non ».
L’intérêt réel du SEO face à la publicité payante
L’impact concret du SEO, c’est d’être bien classé naturellement, sans payer. Sur Google, les premiers résultats sont sponsorisés (le SEA, Search Engine Advertising) et le mot-clé « photographe de mariage » coûte cher au clic. Or, environ 75 % des internautes ignorent volontairement le contenu sponsorisé, jugeant que payer pour être premier ne garantit pas la qualité. D’où l’intérêt d’apparaître dans les résultats organiques. Grégory chiffre l’alternative : 5 € par jour de publicité représentent 150 € par mois, soit 1 800 € par an. Le SEA s’arrête dès qu’on cesse de payer ; un SEO bien fait reste, lui, stable dans le temps.
Les deux approches ne s’opposent pas : le SEA convient au court terme (résultat immédiat), le SEO au moyen terme (il met du temps à monter mais dure). Une stratégie complémentaire consiste à utiliser la publicité au début, le temps que le référencement naturel grimpe.
Le fonctionnement des moteurs de recherche, en toute humilité
Grégory est catégorique : personne ne connaît vraiment l’algorithme de Google, pas même ses ingénieurs, tant le système est ancien, complexe et empilé de mises à jour successives — un peu comme les patchs d’un jeu vidéo. Google a injecté beaucoup d’intelligence artificielle dans son moteur. Concrètement, le robot Googlebot parcourt le web en permanence pour mettre à jour le cache de Google, qui détient ainsi l’intégralité du web en mémoire. L’algorithme classe ensuite les sites entre eux selon les requêtes. La seule méthode fiable est empirique : tester, observer ce qui fonctionne, recommencer. Si quelqu’un affirme savoir exactement comment fonctionne Google, il faut « partir en courant ».
Le principe directeur tient en une phrase : plus on est honnête et plus on travaille un contenu de qualité pour l’utilisateur final, plus on reste durablement bien placé. Les vieilles astuces de triche (texte blanc sur fond blanc, par exemple) sont connues et détectées depuis longtemps par Google.
Par où commencer et le rôle central du blog
Pour un débutant, le bon sens commande de travailler ses textes. Le robot a besoin d’environ 200 à 250 mots par page pour comprendre le sujet, d’une structure claire et du champ lexical adapté. Une page mariage doit parler de mariage (robe de mariée, alliance, cérémonie, domaine, église, clichés…), pas de grossesse. Idéalement, on pense SEO dès la conception du site, mais comme un site de photographe compte rarement plus d’une dizaine de pages, tout peut se retravailler ensuite. Et même un site fait sans penser SEO a une longueur d’avance sur celui qui réfléchit sans rien publier : « la meilleure pratique, c’est l’action. »
Le blog est un levier important : il permet de produire du contenu, de renforcer sa crédibilité sur la thématique et d’attirer son avatar client (ou persona), notion que Grégory juge essentielle et pourtant rarement travaillée. Un détail vivant illustre l’efficacité du SEO : Grégory évoque la requête « photographe de mariage à Avignon », sur laquelle son site reste en première page malgré deux ans et demi sans mise à jour, preuve qu’un bon contenu intemporel se maintient.
Critères géographiques, pratiques grises et différenciation
Pour se positionner localement (ex. « photographe de mariage à Lyon »), il faut une page dédiée parlant d’un mariage à Lyon, avec des lieux remarquables comme le parc de la Tête d’Or, complétée d’un article sur la ville et d’un maillage entre les deux. Google Business joue aussi un grand rôle pour le référencement de proximité. Grégory dénonce fermement les pages satellites : ces photographes qui apparaissent dans toutes les villes de France grâce à des pages automatiques générées par géolocalisation (les plus de 65 000 communes françaises connectées à une base de données). Une pratique « grise » que Google sanctionne quand il la détecte, et surtout déloyale et trompeuse vis-à-vis des clients et des confrères.
Quant à la peur que « tout le monde fasse du SEO », c’est une fausse question : la concurrence ne se joue qu’à requête strictement identique, et chacun a son ancrage local, son avatar client, son style photographique. Au-delà du SEO, c’est l’expérience utilisateur et la singularité de chacun qui font la différence. Grégory clôt sur une conviction : faire les choses sérieusement et de façon intègre est ce qui rend le travail pérenne dans le temps. La formation SEO pour photographes, fruit d’un an de travail commun avec Sébastien, condense ces principes fondamentaux sans bullshit — l’épisode en donne déjà l’essentiel, mais l’écoute vaut pour le ton, les anecdotes et les nuances du dialogue entre les deux complices.
Foire aux questions
C’est quoi le SEO et à quoi ça sert pour un photographe ?
Le SEO (Search Engine Optimization) est l’optimisation d’un site pour les moteurs de recherche, surtout Google. Pour un photographe, il sert à être bien classé naturellement, sans payer de publicité, afin que les clients potentiels trouvent son site quand ils cherchent un photographe de mariage.
Quelle est la différence entre le SEO et le SEA (publicité Google) ?
Le SEA (Search Engine Advertising) est la publicité payante : les résultats s’affichent dès qu’on paie et disparaissent quand on arrête, pour environ 150 € par mois soit 1 800 € par an. Le SEO est le référencement naturel, gratuit une fois en place et stable dans le temps, mais il met plus longtemps à monter.
Comment fonctionne l’algorithme de Google ?
L’algorithme de Google est si ancien et complexe que personne ne le connaît entièrement, pas même ses ingénieurs. Le robot Googlebot parcourt le web pour mettre à jour le cache de Google, puis l’algorithme classe les sites selon les requêtes. La seule méthode fiable pour progresser est empirique : tester, observer, recommencer.
Faut-il un blog pour bien référencer son site de photographe ?
Le blog est très utile pour un photographe car un site de mariage compte souvent peu de pages. Il permet de produire du contenu supplémentaire, de renforcer sa crédibilité sur la thématique mariage et d’attirer son avatar client. Il accélère la remontée du site à condition de rester sur la même thématique.
Comment se référencer sur plusieurs villes sans faire une page par ville ?
Pour se positionner sur une ville comme Lyon, il faut une vraie page dédiée parlant d’un mariage à Lyon avec des lieux remarquables (parc de la Tête d’Or, sites touristiques). On ne peut pas viser une ville sans page spécialisée. Google Business complète ce dispositif en favorisant le référencement de proximité.
Un bon score Yoast suffit-il pour être bien classé sur Google ?
Un score élevé sur Yoast, RankMath ou SEO Press ne garantit pas un bon classement. Ces plugins gratuits sont des robots qui notent avec peu de critères et restent simplistes. Un score à 95 % sans visibilité signifie souvent qu’on a trop écrit pour les robots, en manquant de naturel et de champ lexical attendu par Google.
Faut-il publier du contenu régulièrement pour plaire à Google ?
Google apprécie le nouveau contenu mais ne le réclame pas en permanence : un contenu qualitatif et intemporel reste pertinent dans le temps. Grégory cite son propre site, non mis à jour depuis deux ans et demi, toujours en première page sur « photographe de mariage à Avignon ». La qualité prime sur la fréquence.
Les pages satellites pour apparaître dans toutes les villes, est-ce une bonne idée ?
Non. Les pages satellites sont des pages automatiques générées par géolocalisation pour couvrir toutes les communes de France. Google n’aime pas cette pratique grise et la sanctionne quand il la détecte. Elle est surtout déloyale envers les confrères et trompeuse pour les clients, à qui on fait croire à une proximité inexistante.
Le classement que je vois dans Google est-il celui que voient mes clients ?
Non, le classement affiché n’est qu’approximatif. Les résultats sont personnalisés selon le compte connecté, l’historique et la géolocalisation, et varient aussi d’un serveur à l’autre. Même en navigation privée, ce n’est pas fiable à 100 %. Des outils spécialisés donnent une position moyenne sur plusieurs serveurs pour un suivi plus sérieux.
Existe-t-il une formation SEO pour les photographes ?
Oui, Grégory Verdier et Sébastien Roignant ont créé une formation SEO de trois heures pour photographes, disponible à partir de juin 2023. Elle transmet les principes fondamentaux du SEO sans astuces de mode, avec des bonus et des options de coaching pour aller plus loin selon le rythme de chacun.
Les chiffres de l’épisode
- 95 % des recherches en France sont faites sur Google (Bing : 4 %).
- Plus de 100 réponses au sondage des auditeurs, pour environ 250 questions.
- 55 % des répondants ont déjà travaillé leur SEO, 44 % ne l’ont jamais pratiqué.
- Seulement 12 % se disent à l’aise avec le SEO ; 90 % le jugent important.
- Une page a besoin de 200 à 250 mots pour que Google comprenne son sujet.
- Environ 75 % des internautes ignorent les résultats sponsorisés.
- Budget publicité type : 5 € / jour, soit 150 € / mois et 1 800 € / an.
- « Robe de mariée » : 10 000 à 100 000 recherches mensuelles ; « photographe de mariage » : 1 000 à 10 000.
- Plus de 65 000 communes en France, exploitées par les pages satellites.
- Formation SEO de 3 heures, disponible à partir de juin 2023.
Références
- Grégory Verdier
- Sébastien Roignant
- Bing
- Larry Page
- Sergueï Brin
- ChatGPT
- Yoast
- RankMath
- SEO Press
- SEMrush
- Google Business
- Booking
- David Zed
- Michel Audiard