Portrait d'un jeune photographe en début de carrière, appareil en main, illustrant le fait de débuter une carrière de photographe
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Quentin Ducrest – à la découverte de l’autre et de ces mondes qu’il ne connait pas encore

Quentin Ducrest, jeune photographe formé au CEPV : reportage, rencontre et recherche de style en début de carrière

Comment débuter une carrière de photographe quand on sort tout juste de l’école ? Quentin Ducrest, fraîchement diplômé du CEPV de Vevey, raconte ses débuts : du reportage à la photo de rue, de la timidité vaincue à la recherche d’un style encore à inventer, porté par le goût de la rencontre.

Quentin Ducrest, jeune photographe formé au CEPV : reportage, rencontre et recherche de style en début de carrière

Cet épisode de Photo Collective donne la parole à Quentin Ducrest, photographe suisse fraîchement diplômé du CEPV (Centre d’Enseignement Professionnel de Vevey), formé en dual avec le Leica Store de Genève. Le dialogue, court et informel, suit le fil d’une carrière naissante : pourquoi la photo, comment naissent les sujets, quelle place pour la technique, et comment se cherche une identité visuelle quand on commence à voler de ses propres ailes.

Tout part de l’enfance. En vacances dans le sud de la France, Quentin emprunte le petit appareil photo de son père — d’abord une fois, puis tous les jours. Ce qui l’accroche n’est pas l’objet ni la technique, mais le geste de capter un instant : un sourire, un visage, un moment unique. Cette intuition de départ traverse aujourd’hui tout son travail.

Du goût de la rencontre à la série « Le sourire de la rencontre »

Le projet personnel qui résume le mieux sa démarche s’appelle Le sourire de la rencontre. À l’origine, un simple exercice scolaire : réaliser un reportage en une après-midi. Quentin choisit d’aborder des passants dans la rue pour capter leur sourire et l’échange de quelques instants qui l’accompagne. Les retours sont si bons qu’il décide d’en faire un projet au long cours, qu’il rêve de prolonger jusqu’à une exposition. La formation au CEPV a joué un rôle déterminant ici : au-delà de la technique, elle lui a appris à aller vers l’inconnu et à sortir de sa timidité, lui qui n’osait pas auparavant aborder les gens.

Cette ouverture à l’autre est le cœur du personnage. Ses sujets sont variés au point qu’on se demande s’il les choisit ou s’ils le choisissent : Gay Pride et ses costumes flamboyants, ski à Adelboden, ou encore la finale nationale du combat des reines, ces vaches du Valais, qu’il décrit comme une ambiance atypique au contact des éleveurs et des paysans. Il pioche son inspiration sur les réseaux sociaux — Facebook, Instagram — en privilégiant les événements qu’il n’a jamais couverts, pour multiplier les rencontres nouvelles.

La technique comme outil transparent et la recherche d’un style

Sur le plan technique, Quentin travaille en numérique et toujours en manuel, pour garder le contrôle de son appareil et faire des choix qui lui sont propres. Mais il assume une posture singulière : au moment de déclencher, il ne pense pas aux réglages. Il construit l’image, en pressent la structure, puis vérifie après coup quels réglages il avait utilisés. La technique reste un moyen, jamais une fin.

Reste la question du style. À ce stade, Quentin reconnaît ne pas encore distinguer sa touche artistique ni un élément récurrent dans ses images. Plutôt que de se cantonner trop tôt à un genre, il préfère toucher à tous les domaines et partir dans toutes les directions pour voir ce qui l’interpelle vraiment. Il affirme une préférence pour le noir et blanc, qu’il réserve aux portraits pour son charme vintage et sa capacité à figer le temps et l’émotion, tandis qu’il garde la couleur pour les reportages, afin de montrer la vie et le mouvement. Sa découverte des Rencontres d’Arles, en juillet, l’a conforté dans cette envie d’explorer artistique, mouvement et reportage.

L’épisode se clôt sur ses projets : poursuivre Le sourire de la rencontre, notamment lors d’un voyage en Irlande, et reprendre une série mise en stand-by, réalisée pendant le Covid dans les théâtres genevois fermés, pour montrer l’âme de ces lieux culturels même sans public. Un format court de quinze minutes qui, par sa simplicité, donne envie d’écouter la voix d’un photographe au tout début de son aventure.

Foire aux questions

Qui est Quentin Ducrest ?

Quentin Ducrest est un jeune photographe suisse en début de carrière, fraîchement diplômé du CEPV (Centre d’Enseignement Professionnel de Vevey), formé en dual avec le Leica Store de Genève. Il se consacre principalement au reportage et au portrait, avec une démarche tournée vers la découverte de l’autre.

Comment Quentin Ducrest a-t-il commencé la photographie ?

Quentin Ducrest a découvert la photographie enfant, en empruntant le petit appareil photo de son père lors des vacances familiales dans le sud de la France. Ce qui l’a accroché n’était pas l’objet, mais le fait de capter un instant : un sourire, un visage, un moment unique.

Qu’est-ce que la série « Le sourire de la rencontre » ?

« Le sourire de la rencontre » est un projet personnel de Quentin Ducrest, né d’un exercice scolaire au CEPV : réaliser un reportage en une après-midi. Il consiste à aborder des passants dans la rue pour capter leur sourire et l’échange de quelques instants. Le projet doit se poursuivre, notamment lors d’un voyage en Irlande.

Comment Quentin Ducrest aborde-t-il la technique photographique ?

Quentin Ducrest travaille en numérique et toujours en mode manuel, pour garder le contrôle de son appareil. Il assume une approche où la technique est transparente : au moment de déclencher, il pense à construire l’image plutôt qu’aux réglages, qu’il vérifie souvent seulement après coup.

Pourquoi Quentin Ducrest préfère-t-il le noir et blanc pour ses portraits ?

Quentin Ducrest privilégie le noir et blanc pour ses portraits car il lui trouve un charme vintage et une capacité à figer le temps en renforçant l’émotion. Il réserve à l’inverse la couleur à ses reportages, pour mieux montrer la vie et le mouvement de l’événement.

Comment débuter une carrière de photographe selon cet épisode ?

Débuter une carrière de photographe, selon le parcours de Quentin Ducrest, passe par une formation solide comme celle du CEPV, l’ouverture vers les autres pour vaincre sa timidité, et l’exploration de nombreux genres avant de fixer un style. Il s’inspire des réseaux sociaux pour trouver des événements à couvrir et privilégie les sujets qu’il n’a jamais photographiés.

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