Un nouveau membre dans l’équipe
L’épisode s’ouvre sur une nouvelle configuration : Stéphane Vaillancourt et Christian Jarry accueillent officiellement Pierre-Luc Grosleau comme troisième co-animateur. Venu en invité lors de l’épisode 158, ce dernier a souhaité rejoindre l’équipe, un désir qui coïncidait avec la décision de Maxime Soriol de se consacrer aux activités en coulisses du podcast. Pierre-Luc, directeur du magasin Lozo, est avant tout un passionné de photographie depuis 2003. Il pratique principalement la photo de paysage et de voyage, choisissant ses destinations en fonction de leur potentiel photographique, mais se consacre aussi plus sérieusement au portrait depuis environ un an et demi.
Cette arrivée est l’occasion de réaffirmer l’importance accordée à l’usage du vocabulaire francophone dans le domaine de la photo.
Créativité confinée
En cette période où les sorties sont limitées, les animateurs partagent leurs récentes activités photographiques. Pierre-Luc Grosleau raconte son expérience avec l’appareil Nikon Z7 et l’application Snapbridge, qu’il trouve particulièrement efficace pour réaliser des autoportraits. Il loue la simplicité de l’application, qui permet de se voir, de régler la mise au point et de déclencher à distance, tout en enregistrant un aperçu directement sur son téléphone. De son côté, Stéphane Vaillancourt a profité de la réception de son nouveau micro USB Rode pour s’exercer à la technique du « freelensing », qui consiste à détacher légèrement l’objectif du boîtier pour créer des effets de lumière et un rendu particulier, donnant un aspect vieillot à sa photo de produit.
L’équipe aborde également les pièges à éviter, notamment les conditions d’utilisation abusives d’un concours photo lancé par l’émission de télévision « Ça va bien aller », qui demande aux participants de céder leurs droits à perpétuité et sans mention de leur nom.
Le portrait par écran interposé
Le cœur de l’épisode est consacré à un entretien avec la photographe Camille DiStefano, qui a trouvé une manière originale de poursuivre sa pratique du portrait malgré la distance : le « FaceTime Challenge ». Inspirée par d’autres photographes sur les réseaux sociaux, elle a contacté une modèle, Pénélope, pour une séance entièrement réalisée via l’application d’appel vidéo. Camille explique comment elle a dû diriger son sujet à distance, la guidant pour trouver la meilleure lumière et les angles les plus intéressants dans un appartement qu’elle ne connaissait pas. « C’était vraiment très compliqué mais on a réussi à faire quand même quelque chose de pas mal », confie-t-elle.
Le défi était aussi technique, puisqu’il fallait composer avec la faible résolution d’une capture d’écran. Camille détaille son processus de retouche, adapté à ces contraintes, où elle a notamment ajouté un grain pour donner une texture et unifier l’image. Cette expérience l’a poussée à repenser son approche du post-traitement et à apprendre à diriger un modèle sans être physiquement présente.
Les références de l’épisode
- Personnes : Stéphane Vaillancourt, Christian Jarry, Pierre-Luc Grosleau, Maxime Soriol, Camille DiStefano, Charlotte, Scott Stoltz, Francis Vachon, Nicolas Stagic, Pénélope, Philippe Nouyane, Kevin Millet, Steve Rodrigue, Sylvie Plante, Valentin Curtet, Sylvain Grand Maison.
- Marques et entreprises : Lozo, Nikon (Z7), Sony, Rode, Canon (EOS R, R5), Panasonic (Lumix S1H), Fuji, Lucky Straps, Apple (FaceTime), Skype, Google (Duo, Hangouts, Meet), Snapchat, Zoom, Facebook, Instagram, YouTube, Flickr, Météo Média, Québécor.
- Lieux et institutions : Québec, Montréal, Parc de la Mauricie, Colorado Photographic Arts Center (CPAC).
- Émissions et événements : « Ça va bien aller », NAB Show.
- Produits et applications : Application Snapbridge, objectifs Canon RF 100-500mm, objectifs Fujifilm (16-80mm, 200mm, 100-400mm, 50-140mm, 55-200mm).
Au fil de l’épisode
- Accueil de Pierre-Luc Grosleau comme nouveau co-animateur permanent.
- Présentation du parcours de Pierre-Luc : directeur du magasin Lozo et photographe de paysage, de voyage et de portrait.
- Discussion sur l’importance d’utiliser les termes francophones en photographie.
- Les défis de la pratique photographique en période de confinement.
- Retour d’expérience de Pierre-Luc sur l’autoportrait avec le Nikon Z7 et l’application Snapbridge.
- Stéphane raconte sa photo de son nouveau micro Rode en utilisant la technique du « freelensing ».
- Mise en garde sur les conditions abusives du concours photo de l’émission « Ça va bien aller », analysées par le photographe Francis Vachon.
- Actualités des micrologiciels : mise à jour 2.0 pour le Panasonic Lumix S1H, offrant la vidéo en RAW 5.9K.
- Actualités matériel : Canon annonce sept nouveaux objectifs et deux multiplicateurs de focale pour sa gamme EOS R.
- Actualités des micrologiciels : mises à jour pour plusieurs objectifs Fujifilm.
- Découverte des courroies Lucky Straps et de leur système d’attache rapide.
- Quatre conseils pour garder l’inspiration en photo pendant le confinement : trouver un projet, sortir de sa zone de confort, garder son appareil à portée de main et chercher des retours constructifs.
- Entretien avec la photographe Camille DiStefano.
- Présentation de Camille, photographe française installée à Montréal.
- Explication de son projet de portraits à distance, le « FaceTime Challenge ».
- Le déroulement d’une séance photo via FaceTime avec sa modèle, Pénélope.
- Les défis de la direction artistique et de la gestion de la lumière à distance.
- La post-production d’images issues de captures d’écran à faible résolution.
- Réflexion sur la pérennité de cette pratique après le confinement.
- Suggestion de la semaine : la photo de la Station spatiale internationale passant devant le Soleil, par Steve Rodrigue.
- Suggestion de la semaine : la collection en ligne du Colorado Photographic Arts Center.
- Suggestion de la semaine : le projet du photographe Valentin Curtet, qui photographie sa voisine chaque jour du confinement.
- Suggestion de la semaine : une image conceptuelle d’un appareil hybride Sony A7F au design inspiré de Fujifilm.
FAQ
Qui est Camille DiStefano ?
Camille DiStefano est une photographe professionnelle d’origine française, récemment installée à Montréal. Formée dans une école de photo en France, elle a travaillé comme auto-entrepreneuse avant de venir au Québec. Sa pratique se concentre principalement sur la photographie d’événementiel, comme les mariages, ainsi que sur le portrait et la photo de voyage. Durant le confinement, elle s’est fait remarquer par son projet créatif de séances de portrait réalisées à distance via FaceTime.
Qu’est-ce que le « FaceTime Challenge » abordé dans l’épisode ?
Le « FaceTime Challenge » est un mouvement créatif né sur les réseaux sociaux pendant le confinement. Il consiste pour un photographe à réaliser une séance de portrait entièrement à distance, en utilisant une application d’appel vidéo comme FaceTime. Le photographe dirige le modèle par la voix et prend des photos en réalisant des captures d’écran. L’exercice représente un défi tant pour la direction artistique que pour la technique, en raison de la faible résolution des images obtenues.
Qui est le nouveau co-animateur d’Objectif Numérique ?
Le nouvel co-animateur est Pierre-Luc Grosleau. Il est le directeur du magasin de photo Lozo à Montréal. Passionné de photographie depuis 2003, il pratique principalement la photo de paysage et de voyage, mais s’intéresse aussi de plus en plus au portrait. Après une première participation en tant qu’invité dans un épisode précédent, il a rejoint l’équipe d’animation de façon permanente à partir de cet épisode 160.
Quels sont les conseils pour garder l’inspiration en photo pendant le confinement ?
L’épisode propose quatre pistes pour rester créatif. Premièrement, se trouver un projet photo à préparer ou à commencer, même en intérieur. Deuxièmement, sortir de sa zone de confort en essayant un style de photo inhabituel (architecture, animalier, etc.). Troisièmement, garder son appareil photo toujours à portée de main pour ne rater aucune occasion. Enfin, rejoindre des groupes de photographes pour partager son travail et obtenir des commentaires constructifs, plutôt que de simplement consommer des images.
Pourquoi faut-il se méfier du concours photo de l’émission « Ça va bien aller » ?
L’épisode relaie une analyse du photographe Francis Vachon qui met en garde contre les conditions de participation de ce concours. En soumettant une photo, les participants cèdent une licence d’utilisation gratuite, non exclusive, mais irrévocable, mondiale et à perpétuité. De plus, ils renoncent à leurs droits moraux, ce qui signifie que leur nom ne sera pas crédité. Enfin, ils s’engagent à indemniser le diffuseur en cas de problème légal lié à leur image.

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