Un outil, pas une fin en soi
En réponse à un auditeur qui s’interroge sur la nécessité d’être présent sur les réseaux sociaux pour travailler en photographie, Adré clarifie d’emblée sa position. Il explique qu’il ne gagne pas sa vie directement grâce à sa présence en ligne. C’est un choix délibéré de ne pas monétiser son audience, que ce soit par des placements de produits ou des plateformes de financement participatif comme Tipeee. Selon lui, l’introduction d’une motivation financière risquerait de dénaturer sa démarche première : partager ses connaissances et aider les autres de manière totalement altruiste. Il préfère être contacté pour la qualité de ses photos plutôt que pour son nombre d’abonnés.
« Je veux être sélectionné parce que les gens ils aiment ce que je fais en termes de photos », confie-t-il, marquant sa distance avec une logique d’influence pure.
Le réseau avant le nombre
Pour Adré, la véritable puissance des réseaux sociaux pour un freelance ne réside pas dans le volume d’abonnés, mais dans la qualité de son réseau. L’objectif est de se faire suivre par les bonnes personnes : des directeurs artistiques, des managers, des clients potentiels. Il illustre son propos avec l’histoire de sa collaboration avec l’agence Yard, qui n’a pas découlé de ses milliers de followers, mais d’un seul contact établi sur Instagram, qui a ensuite pensé à lui pour une mission. C’est la preuve, selon lui, qu’une présence ciblée est plus efficace qu’une large audience.
Son conseil principal est donc de se concentrer sur la construction d’un réseau pertinent et de maintenir une présence régulière et qualitative. Il encourage à poster souvent, à utiliser les stories pour montrer les coulisses de son travail comme des « avant/après », et à interagir avec les acteurs clés de son secteur pour rester dans leur esprit. « Un jour ils vont avoir besoin d’un photographe et ils vont penser à vous puisqu’ils vous voient tout le temps. »
Pour aller plus loin
Les références de l’épisode
- Personnes : Jérémy Mazuka, Jésus-Jean.
- Agences et médias : Yard, Télérama, Anou Paris, Backpackers, Rap Plume.
- Plateformes : Instagram, Twitter, YouTube, TikTok, LinkedIn, Tipeee.
- Organisations : Basket Paris 14.
Au fil de l’épisode
- La question d’un auditeur sur le lien entre les réseaux sociaux et la recherche de travail en photographie.
- La distinction entre monétiser son audience et utiliser les réseaux comme une vitrine professionnelle.
- Le choix de ne pas utiliser de plateformes comme Tipeee pour conserver une démarche altruiste.
- L’exemple de la photographie de concert, où un grand nombre d’abonnés peut aider à obtenir des accréditations.
- Le récit de sa collaboration avec l’agence Yard, initiée grâce à un contact ciblé sur Instagram.
- Le conseil principal : privilégier un réseau qualifié de clients potentiels plutôt qu’une course aux abonnés.
- Les stratégies pour augmenter sa visibilité : interagir avec des comptes clés et envoyer des messages directs.
- L’importance de la régularité et de la présence à travers les stories et les publications.
- Des exemples de contenus faciles à produire : les « avant/après » retouche ou le partage de tweets en story.
- Les méthodes de démarchage complémentaires : l’envoi d’e-mails et les rencontres physiques.
- L’évocation d’un podcast avec Jérémy Mazuka sur le démarchage par message privé.
- La différence entre être contacté pour la qualité de ses photos et pour son nombre d’abonnés.
FAQ
Comment trouver du travail en tant que photographe freelance ?
Selon Adré, les réseaux sociaux sont presque indispensables, mais pas pour accumuler des abonnés. L’essentiel est de se bâtir un réseau de clients et collaborateurs potentiels, d’être actif pour rester visible auprès d’eux, et de compléter cette stratégie par un démarchage actif, que ce soit par e-mail ou lors d’événements. La qualité du travail et la réactivité restent les piliers de la réussite.
Faut-il avoir beaucoup d’abonnés sur Instagram pour être photographe ?
Non, l’animateur soutient qu’il est plus pertinent d’avoir 500 abonnés très ciblés (managers, directeurs artistiques, clients) que 50 000 abonnés non qualifiés. L’objectif n’est pas de devenir un influenceur, mais de s’assurer que les bonnes personnes voient régulièrement votre travail et pensent à vous spontanément lorsqu’une opportunité se présente.
Quelle est la stratégie d’Adré sur les réseaux sociaux ?
Il utilise les réseaux pour partager son travail et ses connaissances de manière altruiste, sans chercher à monétiser directement son audience. Sa stratégie repose sur une grande activité (publications, stories quotidiennes) afin de rester présent dans l’esprit de son réseau. Il se concentre sur l’acquisition de contacts clés dans son secteur plutôt que sur la croissance d’une large audience.
Quels conseils concrets pour un photographe sur Instagram ?
Adré conseille de publier régulièrement du contenu de qualité. Il suggère de varier les formats avec des contenus simples comme des stories montrant un « avant/après » retouche, ou de partager ses tweets en story Instagram pour toucher une autre partie de son audience. L’idée est de trouver des astuces pour maximiser sa présence en ligne sans que cela ne devienne une contrainte.

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