Portrait d'Aurélie Voltz, invitée du podcast 9 Lives Magazine pour parler de la Biennale artpress.

Rencontre Aurélie Voltz, MAMC+ : la Biennale artpress Saint-Etienne

Une biennale pour l’émergence

Aurélie Voltz explique que l’idée de cette biennale est née d’une volonté du Musée d’art moderne et contemporain de Saint-Etienne d’être plus présent sur la question de l’émergence artistique. S’inscrivant dans un projet de territoire, l’événement valorise une vingtaine d’artistes tous les deux ans, en partenariat étroit avec la revue artpress et l’École d’art et de design de Saint-Etienne. Selon la directrice du MAMC+, le comité de sélection a constaté des lignes de force claires dans les dossiers reçus. La performance et le rapport au corps, parfois jusqu’à la violence, sont particulièrement présents, notamment chez des artistes comme Claude Boudot, Xavier-Edouard Carter ou Rudy Dumas.

Une autre tendance marquante est le recul de l’image pure, comme la photographie ou la vidéo, au profit d’une forte matérialité, avec des œuvres hybrides relevant de la peinture ou de la sculpture.

Histoires d’art et de formes

Pour illustrer la richesse de la sélection, Aurélie Voltz s’arrête sur le travail de Jordan Madelon, un artiste issu de l’école de Saint-Etienne. Il développe ce qu’il hésite à nommer des « peintures sculpturales » ou des « sculptures murales », interrogeant la manière dont la peinture peut encore exister aujourd’hui au-delà de la bi-dimensionnalité. Son œuvre, qui mêle tissus, couleurs vives et signes proches de l’écriture, développe un véritable vocabulaire formel. L’épisode est aussi l’occasion de revenir sur les liens historiques qui unissent le magazine artpress et le musée de Saint-Etienne. La revue a toujours suivi et soutenu l’institution, notamment dans les années 1970 sous l’impulsion de Bernard Ceysson, en couvrant des expositions d’avant-garde comme celle de Robert Maurice en 1974.

Cette collaboration pour la biennale apparaît donc comme une évidence, prolongeant une histoire commune de soutien à la création contemporaine.

Les références de l’épisode

  • Personnes : Maurice Allemand, Bernard Ceysson, Éric Manigaud, Juliette Moore, Claude Boudot, Xavier-Edouard Carter, Rudy Dumas, Jordan Madelon, Robert Maurice.
  • Institutions : MAMC+ (Musée d’art moderne et contemporain de Saint-Etienne), revue artpress, École d’art et de design de Saint-Etienne, FRAC Auvergne.
  • Événements et mouvements : Biennale artpress Saint-Etienne, Prix des partenaires du MAMC+, Super Surface.

Au fil de l’épisode

  • La volonté du MAMC+ de s’engager davantage pour la scène artistique émergente.
  • La dimension territoriale de la Biennale et le rôle de Saint-Etienne dans l’art contemporain.
  • Les grandes tendances de la sélection : la performance et le rapport au corps.
  • La prédominance de la matérialité (sculpture, peinture, formes hybrides) sur l’image (photographie, vidéo).
  • La présence de la nature et de l’histoire comme thématiques sous-jacentes.
  • Présentation du travail de l’artiste Jordan Madelon, entre peinture et sculpture.
  • Le développement d’un langage et d’un vocabulaire de signes dans ses œuvres.
  • Les liens historiques forts entre la revue artpress et le musée de Saint-Etienne.
  • Le rôle de Bernard Ceysson dans les années 1970 et le soutien du magazine aux expositions du musée.

FAQ

Qui est Aurélie Voltz ?

Aurélie Voltz est la directrice du Musée d’art moderne et contemporain de Saint-Etienne Métropole (MAMC+). Dans cet épisode, elle présente la première édition de la Biennale artpress Saint-Etienne, un projet qu’elle a initié avec son institution pour renforcer le soutien à la création émergente sur le territoire.

Qu’est-ce que la Biennale artpress Saint-Etienne ?

C’est un nouvel événement artistique qui a lieu tous les deux ans à Saint-Etienne. Il est le fruit d’une collaboration entre le Musée d’art moderne et contemporain (MAMC+), la revue spécialisée artpress et l’École supérieure d’art et de design de la ville. Son objectif principal est de mettre en valeur et d’accompagner une vingtaine d’artistes de la scène émergente.

Quelles sont les grandes tendances artistiques de cette première édition ?

Selon Aurélie Voltz, cette première biennale révèle une forte présence de la performance et des œuvres explorant le rapport au corps, parfois de manière intense. Une autre tendance notable est un certain recul de l’image photographique ou vidéo au profit d’une grande matérialité, avec des sculptures, des peintures et des formes hybrides.

Quels sont les liens entre le magazine artpress et le musée de Saint-Etienne ?

Le magazine artpress a toujours suivi avec attention l’activité du musée de Saint-Etienne. Cette relation a été particulièrement forte dans les années 1970, lorsque Bernard Ceysson dirigeait l’institution. La revue soutenait alors la programmation audacieuse du musée, qui présentait des artistes majeurs de la scène internationale comme Robert Maurice.


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