Une lettre pour la visibilité

L’histoire du collectif La part des femmes débute à l’été 2018. À l’origine, une discussion entre l’une des futures fondatrices et Sam Stourze, le directeur des Rencontres d’Arles, au sujet de la faible représentation des femmes au sein du festival. Face au sentiment que les choses n’avanceraient pas assez vite, elle partage sa frustration avec un petit groupe de consœurs. De cet échange naît une idée : se rassembler en collectif pour porter une voix plus forte. L’acte fondateur sera une lettre ouverte, rédigée en août et adressée au directeur du festival, pour mettre en lumière une situation jugée anormale.

Publiée dans le journal Libération le 3 septembre 2018, la lettre a un retentissement immédiat, récoltant plus de 500 signatures de photographes, galeristes, chercheurs et institutions, notamment du monde anglo-saxon. L’initiative est amplifiée par la distribution virale d’une carte postale du projet Visuel.art, dénonçant les « 80 % d’hommes photographes exposés à Arles ». Loin d’être une attaque personnelle, la démarche visait à utiliser la notoriété des Rencontres pour exposer un problème systémique.

Les références de l’épisode

  • Personnes : Sam Stourze
  • Organisations et collectifs : La part des femmes
  • Événements : Les Rencontres d’Arles
  • Médias : Libération
  • Projets : Visuel.art

Au fil de l’épisode

  • Le point de départ : une conversation avec Sam Stourze sur la visibilité des femmes aux Rencontres d’Arles.
  • La décision de se structurer en collectif pour donner plus de poids à la démarche.
  • L’écriture de la lettre ouverte en août 2018.
  • La publication dans Libération le 3 septembre 2018 et la vague de plus de 500 signatures.
  • L’impact d’une carte postale virale du projet Visuel.art distribuée pendant le festival.
  • La mobilisation du monde de l’art anglo-saxon, qui a fait basculer le rapport de force.
  • La volonté d’éviter l’agressivité d’une pétition au profit d’une lettre ouverte constructive.
  • Le choix d’Arles comme symbole d’un problème systémique, en raison de sa visibilité et de son financement public.

FAQ

Qu’est-ce que le collectif La part des femmes ?

La part des femmes est un collectif créé en 2018 par des photographes et des acteurs du monde de l’art. Son objectif est de lutter contre l’invisibilisation des femmes photographes dans les institutions culturelles, les festivals et le marché de l’art. Son action a débuté par une lettre ouverte adressée au directeur des Rencontres d’Arles pour dénoncer leur faible représentation.

Pourquoi une lettre a-t-elle été envoyée au directeur des Rencontres d’Arles ?

La lettre a été écrite après qu’une discussion avec le directeur du festival, Sam Stourze, a laissé penser que la situation n’évoluerait pas spontanément. Le collectif a choisi de rendre le problème public via une lettre ouverte plutôt qu’une pétition, afin d’initier un dialogue constructif. L’objectif était de pointer un symptôme d’un problème plus large dans le monde de la photographie.

Quel a été l’impact de cette lettre ouverte ?

Publiée dans Libération en septembre 2018, la lettre a eu un fort retentissement. Elle a recueilli plus de 500 signatures de personnalités variées du monde de l’art, en France et à l’international. Cet élan, combiné à d’autres actions de sensibilisation, a contraint la direction du festival à réagir et a placé la question de la parité au cœur des débats dans le milieu de la photographie.

Les Rencontres d’Arles étaient-elles la seule cible ?

Non, le collectif précise que la démarche n’était pas une attaque personnelle contre le directeur ou le festival. Les Rencontres d’Arles ont été choisies comme un point de départ symbolique en raison de leur immense visibilité, de leur influence internationale et de leur financement public. Le festival était considéré comme le symptôme d’un problème systémique d’invisibilisation des femmes dans tout le secteur.


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