L’ADN de Circulation(s)

Audrey Hoareau définit le festival Circulation(s) comme un véritable laboratoire dédié à la jeune création photographique européenne. Sa mission est de « prendre le pouls de la nouvelle scène » en offrant un espace d’expérimentation et de découverte. L’événement se distingue par son exigence et la diversité de ses propositions, visant à surprendre aussi bien le grand public que les professionnels. Le lieu qui l’accueille, le 104, joue un rôle essentiel dans son identité. Cet espace de vie et de création permet de développer une programmation unique, mêlant des expositions en accès libre dans la grande halle et des parcours plus denses dans les ateliers, avec une scénographie soignée.

Pour cette dixième édition, elle a fait évoluer la formule. Après avoir réduit le nombre d’artistes l’année précédente, elle a choisi de l’augmenter en réponse aux retours du public, tout en conservant un accrochage aéré et respectueux du travail de chacun.

Un parcours de commissaire

Le parcours d’Audrey Hoareau est jalonné de rencontres marquantes. Elle cite d’abord les artistes, qui sont les « foncières » de sa carrière. Son expérience au Musée Nicéphore Niépce et son travail de commissaire indépendante lui ont permis de nouer des relations intimes avec des photographes comme Mac Adams, Stephen James ou Isabelle Munoz. La collaboration la plus importante reste celle avec Peter Knapp, dont elle gère les archives depuis une dizaine d’années. Elle évoque aussi avec gratitude son mentor, François Cheval, qui lui a « tout appris du métier ». Forte de ces expériences, elle aspire à continuer de programmer, pourquoi pas pour un lieu plus pérenne qu’un festival.

Son regard s’ouvre d’ailleurs de plus en plus aux passerelles avec l’art contemporain, un univers qui l’interpelle et pourrait marquer un glissement dans son parcours futur.

Les références de l’épisode

  • Personnes : François Cheval, Marwan Bassiouni, Mac Adams, Stephen James, Isabelle Munoz, Peter Knapp, Chris Kylip.
  • Lieux et institutions : Le 104, Musée Nicéphore Niépce (Chalon-sur-Saône), Lianzhou Museum of Photography (Chine).
  • Événements : Festival Circulation(s), Photo Basel, Art Basel.
  • Collectifs et ateliers : The Red Eye, Atelier Rubifrasier.

Au fil de l’épisode

  • L’ADN du festival Circulation(s) : un laboratoire pour la jeune création photographique européenne.
  • L’importance du lieu, le 104, et son influence sur la tonalité de l’événement.
  • Les changements opérés pour l’édition 2020, notamment l’augmentation du nombre d’artistes suite aux retours du public.
  • Le maintien du parcours thématique, qui donne une atmosphère à chaque espace d’exposition.
  • Les tendances observées dans les écritures photographiques contemporaines à travers l’appel à candidatures.
  • L’influence de la culture d’origine des artistes sur leurs travaux.
  • Le nomadisme de la jeune génération d’artistes, qui traversent les frontières pour leurs études, leur vie et leur travail.
  • L’exemple de l’artiste Marwan Bassiouni, au carrefour de plusieurs cultures.
  • Les rencontres décisives dans le parcours d’Audrey Hoareau, des artistes à son mentor François Cheval.
  • Sa collaboration privilégiée avec le photographe Peter Knapp.
  • Ses aspirations pour l’avenir : diriger la programmation d’un lieu pérenne et son intérêt croissant pour l’art contemporain.

FAQ

Qui est Audrey Hoareau ?

Audrey Hoareau est une commissaire d’exposition indépendante et la directrice artistique de la dixième édition du festival Circulation(s). Elle a travaillé pendant plus de dix ans au sein des collections du Musée Nicéphore Niépce. Elle a également contribué au lancement du Lianzhou Museum of Photography en Chine et a été en charge de la direction artistique de la foire Photo Basel en Suisse.

Qu’est-ce que le festival Circulation(s) ?

Circulation(s) est un festival de photographie dédié à la jeune création européenne. Il se définit comme un laboratoire et un tremplin pour les artistes émergents, offrant un panorama des nouvelles tendances photographiques. L’événement se déroule au 104 à Paris et se caractérise par des propositions artistiques diversifiées et une scénographie soignée, avec une partie de la programmation en accès libre.

Quelle est la particularité de l’édition 2020 de Circulation(s) ?

Pour l’édition 2020, Audrey Hoareau a choisi d’augmenter le nombre d’artistes exposés, répondant ainsi à une attente du public qui avait trouvé l’édition précédente un peu restreinte. Elle a cependant conservé deux éléments forts : une exigence de qualité élevée et un parcours thématique qui regroupe les artistes par affinités de questionnements, créant ainsi des atmosphères distinctes dans chaque atelier.

Quelles sont les grandes influences d’Audrey Hoareau ?

Audrey Hoareau cite les artistes comme sa principale source d’influence, notamment ceux avec qui elle a collaboré étroitement comme Peter Knapp, dont elle gère les archives. Elle mentionne également l’importance de son mentor, François Cheval, qui lui a enseigné les fondements du métier de commissaire. Ces rencontres ont profondément façonné son approche et son parcours professionnel.


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