Un combat pour l’universel
Invitées de cet épisode, les co-fondatrices de l’association Femmes PHOTOgraphes partagent leur position sur l’invisibilisation des artistes issus de minorités. Pour elles, le manque de visibilité des photographes racisés ou de la communauté LGBTQ+ est une injustice vécue de l’intérieur, certaines étant directement concernées. Kim Lan Nguyên Thi évoque son engagement dans d’autres réseaux, comme le festival Néophar, qui œuvre à la reconnaissance des artistes racisés. Elle souligne que ces différents combats ne peuvent être dissociés, car ils découlent tous du même enjeu : le rapport au pouvoir et sa conservation par un groupe dominant.
L’enjeu, selon les invitées, est de réussir à intégrer ces problématiques dans le débat commun pour les sortir de leur isolement. « C’est essayer de sortir ces minorités de cette espèce d’ornière où on les met, où ça arrange tout le monde. Et de les rendre publiques dans une chose qui est beaucoup plus universelle. » La revue qu’elles éditent devient alors un outil pour rendre l’exceptionnelle expérience d’une minorité universelle, comme avec l’histoire de Zak, un homme transsexuel grec lynché en public. En mettant en relation des sujets distincts mais liés par des dynamiques de domination, comme dans leurs numéros « Résistance » et « Pouvoirs », elles créent une convergence qui donne de la force à chaque lutte.
Les références de l’épisode
- Personnes : Kim Lan Nguyên Thi, Isabelle Gressier, Maud Veith, Pierre Ndoumbé, Zak
- Organisations et événements : Association Femmes PHOTOgraphes, festival Néophar
- Publications : La revue de l’association Femmes PHOTOgraphes (notamment les numéros « Résistance » et « Pouvoirs »)
- Mouvements : MeToo
Au fil de l’épisode
- La position de l’association sur l’invisibilisation des photographes racisés et de la communauté LGBTQ+.
- L’expérience personnelle de Kim Lan Nguyên Thi et son engagement dans d’autres réseaux comme le festival Néophar.
- Le lien entre les différentes luttes contre l’invisibilisation, vues comme un problème commun de rapport au pouvoir.
- L’ambition de sortir les problématiques des minorités de leur niche pour les rendre universelles.
- L’exemple de l’histoire de Zak, un homme transsexuel grec, publiée dans la revue pour toucher un public plus large.
- La revue comme outil de mise en relation et de « convergence des luttes ».
- L’exemple des numéros « Résistance » et « Pouvoirs » qui réunissent des sujets spécifiques pour leur donner plus de force.
FAQ
Qui sont les invitées de cet épisode ?
Les invitées sont Kim Lan Nguyên Thi, Isabelle Gressier et Maud Veith. Elles sont les co-fondatrices de l’Association Femmes PHOTOgraphes. Dans cet entretien, elles partagent leur vision et les combats de leur collectif pour une meilleure représentation des femmes et des minorités dans le monde de la photographie.
Qu’est-ce que l’association Femmes PHOTOgraphes ?
D’après les sources, Femmes PHOTOgraphes est une association qui lutte contre les inégalités dans le milieu de la photographie. Son action s’étend au-delà de la question de la parité hommes-femmes pour inclure la visibilité des artistes issus de minorités, notamment les personnes racisées et la communauté LGBTQ+, considérant que ces combats sont liés.
Quelle est la position de l’association sur les minorités ?
L’association considère que l’invisibilisation des artistes racisés et LGBTQ+ est une injustice à combattre au même titre que celle des femmes. Pour ses membres, ces luttes sont connectées et partent d’un même problème de rapport au pouvoir. Elles prônent une « convergence des luttes » pour donner plus de force aux combats de chaque communauté.
Comment la revue de l’association aborde-t-elle ces sujets ?
La revue éditée par l’association est un outil stratégique pour rendre des combats spécifiques universels. En publiant des histoires fortes comme celle de Zak, un homme transsexuel grec, ou en créant des numéros thématiques comme « Résistance » et « Pouvoirs », elles mettent en relation différentes expériences de domination pour renforcer leur portée et leur lisibilité auprès d’un plus large public.

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