La mémoire en images

À l’occasion de son exposition « La Marée de la mémoire » au Leica Store de Paris, le photographe Marzio Emilio Villa se livre sur son travail profondément autobiographique. Il y raconte son histoire, celle de son adoption, en naviguant entre trois territoires : le nord de l’Italie où vit sa famille, Paris où il réside, et le Brésil, terre des souvenirs de ses parents. Pour combler l’absence de souvenirs personnels d’avant ses trois mois, il a commencé à photographier sa famille, se positionnant comme un « spectateur de sa vie », à la fois extérieur et intimement lié aux scènes qu’il capture.

Cette approche donne à ses images une grande douceur et une proximité sensible avec ses proches. Formé aux Beaux-Arts, où il a d’abord pratiqué la sculpture et la peinture, Marzio Emilio Villa puise son inspiration davantage dans la peinture, notamment flamande, que dans la photographie. Si cette série a été réalisée en numérique, il confie son attachement à l’argentique. L’exposition se clôt sur un portrait de son frère avec son propre enfant, une image qui évoque leur rapport différent à l’adoption. L’artiste, lui, envisage d’adopter un jour, mais aussi de consacrer ses prochains projets à l’histoire de son frère et à celle de la famille amérindienne de sa femme.

Les références de l’épisode

  • Exposition « La Marée de la mémoire »
  • Leica Store de Paris
  • Beaux-Arts
  • Peinture flamande
  • Leica

Au fil de l’épisode

  • Présentation de l’exposition « La Marée de la mémoire » et de son sujet : l’adoption.
  • Les trois territoires de sa mémoire : l’Italie, la France et le Brésil.
  • Sa démarche de photographe comme « spectateur de sa vie ».
  • La douceur et la proximité qui caractérisent ses images.
  • Son parcours aux Beaux-Arts et l’influence de la peinture flamande sur son travail.
  • Le choix du numérique pour cette série et sa préférence pour l’argentique.
  • L’histoire de son frère et leur rapport différent à l’adoption.
  • L’émotion de voir sa vie et sa famille exposées sur les murs d’une galerie.
  • Ses projets futurs : un travail sur son frère et sur la famille amérindienne de sa femme.

FAQ

Qui est Marzio Emilio Villa ?

Marzio Emilio Villa est un photographe dont le travail explore des thèmes personnels comme l’adoption et la mémoire familiale. Son exposition « La Marée de la mémoire » raconte son histoire à travers des images prises en Italie, en France et inspirées par le Brésil. Formé aux Beaux-Arts, son style est marqué par une grande douceur et une sensibilité picturale, influencée notamment par les peintres flamands.

De quoi parle son exposition « La Marée de la mémoire » ?

Cette exposition est une série photographique autobiographique sur le thème de l’adoption. Marzio Emilio Villa y reconstruit son histoire familiale et ses souvenirs. Il explore les liens entre le nord de l’Italie où vit sa famille, Paris où il réside, et le Brésil, d’où viennent les souvenirs de ses parents. C’est un travail intime sur l’identité et la mémoire.

Pourquoi sa photographie est-elle qualifiée de « douce » ?

La douceur de ses photographies vient de son approche très intime et de sa proximité avec ses sujets, qui sont les membres de sa famille. Il se décrit lui-même comme un « spectateur de sa vie », ce qui lui permet de capturer des moments avec une perspective à la fois impliquée et observatrice, créant des images sensibles et dénuées de dramatisation.

Quelles sont les influences de Marzio Emilio Villa ?

Marzio Emilio Villa explique qu’il regarde beaucoup plus la peinture que les œuvres d’autres photographes. Il cite en particulier son amour pour les peintres flamands. Cette influence se ressent dans la lumière et la composition de ses clichés. Son parcours aux Beaux-Arts, où il a pratiqué la sculpture et la peinture avant la photographie, a également forgé son regard.


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