Un regard pictural
Physicien de formation, Sergey Maximishin a passé cinq ans à travailler au musée de l’Ermitage à Saint-Pétersbourg. Une expérience qui a profondément marqué son regard de photographe. S’il se défend de vouloir imiter la peinture, il reconnaît que son éducation visuelle s’est faite au contact des grands maîtres et que cela se ressent inévitablement dans ses compositions. Pour lui, la photographie et la peinture sont deux arts distincts, mais son parcours l’a naturellement conduit à développer une esthétique très picturale.
Il évoque notamment la construction très formelle de certaines de ses images, comme sa photographie prise au théâtre Mariinsky lors d’une représentation de l’opéra Aïda, qu’il décrit comme un pur exercice de style.
Les références de l’épisode
- Personnes : Gogol, Alfred Hitchcock, Giuseppe Verdi
- Lieux : La Gacilly, Saint-Pétersbourg (Léningrad), Crimée, Kerch, Musée de l’Ermitage, Théâtre Mariinsky
- Œuvres : L’opéra « Aïda »
- Événements : Festival photo de La Gacilly (édition 2019)
Au fil de l’épisode
- L’influence de la peinture et de la littérature sur son travail de photographe.
- Son parcours de physicien et ses années passées au musée de l’Ermitage.
- La construction de ses images, illustrée par sa photo de l’opéra « Aïda » au théâtre Mariinsky.
- Son regard sur le peuple russe, des gens « difficiles et compliqués » mais avant tout des gens.
- Son expérience au festival de La Gacilly et son admiration pour l’intégration des expositions dans la ville.
FAQ
Qui est Sergey Maximishin ?
Sergey Maximishin est un photographe russe originaire de Crimée. Physicien de formation, il a travaillé plusieurs années au musée de l’Ermitage à Saint-Pétersbourg avant de se consacrer à la photographie. Son travail, souvent comparé à de la peinture, documente la société russe depuis la chute du communisme, avec un regard qu’il qualifie lui-même de slave.
Quelle est l’influence de la peinture sur son travail ?
Bien qu’il considère la photographie et la peinture comme deux arts distincts, Sergey Maximishin reconnaît que son œil a été formé par les grands maîtres. Ayant travaillé cinq ans au musée de l’Ermitage, il a été imprégné par la peinture classique, ce qui se reflète dans la composition et l’esthétique très formelles de ses photographies.
Comment décrit-il le peuple russe ?
Pour Sergey Maximishin, les Russes sont avant tout « juste des gens », sans grande différence avec les autres peuples. Il reconnaît cependant que la Russie est un pays « très difficile et compliqué » et que la période actuelle n’est pas la meilleure. Son travail photographique s’attache à documenter ce qu’il nomme la « schizophrénie » de son peuple.
Que pense-t-il du festival photo de La Gacilly ?
Il exprime un grand enthousiasme pour le festival de La Gacilly. Il est particulièrement impressionné par la manière dont les expositions sont intégrées dans la ville, dans la nature et les bâtiments. Il voit cela comme un modèle à suivre pour les festivals en Russie, où il déplore que les photographies soient souvent exposées dans des lieux peu appropriés.

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