Une déambulation dans la nuit
Pour sa cinquième carte blanche à la Gradiva Galerie, dans le cadre de Photos Saint-Germain, Fanny Lambert a conçu l’exposition « Quelque chose noir ». Monté en seulement trois mois, ce projet est né d’une envie de proposer une déambulation, un voyage à travers la nuit et ses multiples facettes. Si le titre est emprunté à un poème de Jacques Roubault, l’exposition se veut moins une illustration qu’une porte d’entrée vers cet univers sombre et poétique, nourri de références littéraires allant de Sade à Maupassant. Une trentaine d’artistes contemporains y dialoguent de manière intuitive, tissant des échos visuels et conceptuels.
Fanny Lambert revendique une approche guidée par l’intuition et la notion de « méta-pensée », où des motifs et des obsessions se rejouent d’un projet à l’autre. L’exposition a également été rythmée par des lectures performées, créant des rencontres entre des artistes plasticiens qui écrivent et des écrivains.
Les références de l’épisode
- Personnes : Sade, Georges Bataille, Guy de Maupassant, Jacques Roubault.
- Lieux et événements : Gradiva Galerie, Photos Saint-Germain.
- Œuvres : L’exposition « Quelque chose noir », le recueil de poèmes « Quelque chose noir » de Jacques Roubault.
Au fil de l’épisode
- La genèse de l’exposition « Quelque chose noir », cinquième carte blanche de Fanny Lambert à la Gradiva Galerie.
- L’idée d’un voyage à travers la nuit et ses différentes acceptions.
- L’emprunt du titre au poème de Jacques Roubault, comme une porte d’entrée et non une illustration.
- Le processus de commissariat intuitif pour faire dialoguer les œuvres d’une trentaine d’artistes.
- La notion de « méta-pensée » et de motifs transversaux dans son travail.
- L’organisation de lectures performées jumelant artistes plasticiens et écrivains.
- Ses champs de recherche actuels : le rapport texte-image, le son, la perception et l’invisibilité.
- Son rôle dans le développement de la programmation d’art contemporain à la galerie.
FAQ
Qui est Fanny Lambert ?
Fanny Lambert est commissaire d’exposition et responsable de la programmation art contemporain pour la galerie Gradiva, à Paris. Dans cet épisode, elle présente son exposition « Quelque chose noir », une carte blanche qui lui a été offerte pour la cinquième fois. Elle y explore le thème de la nuit à travers les œuvres d’une trentaine d’artistes contemporains.
Qu’est-ce que l’exposition « Quelque chose noir » ?
Il s’agit d’une exposition conçue par Fanny Lambert à la Gradiva Galerie, dans le cadre de l’événement Photos Saint-Germain. Elle propose une déambulation poétique et conceptuelle à travers les différentes facettes de la nuit, en s’inspirant de la littérature (Sade, Bataille, Maupassant). Son titre est emprunté à un recueil de poèmes de Jacques Roubault.
Quelle est l’approche de Fanny Lambert en tant que commissaire ?
Fanny Lambert explique travailler de manière très intuitive, en créant des dialogues et des échos entre les œuvres. Pour « Quelque chose noir », elle a réuni une trentaine d’artistes dont elle suit le travail. Elle aime développer une « méta-pensée » qui se déploie de projet en projet, en s’attachant à des motifs récurrents plutôt qu’à des thématiques figées.
Comment la littérature est-elle présente dans l’exposition ?
La littérature est une source d’inspiration majeure, avec des références à Sade, Bataille, Maupassant et Jacques Roubault. Au-delà de l’inspiration, des soirées de lectures performées ont été organisées. Le principe était de jumeler un artiste plasticien qui a une pratique de l’écriture avec un écrivain, afin de créer un dialogue entre leurs univers respectifs.

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