Portrait de la photographe Henrike Stahl, invitée du podcast 9 Lives Magazine

Festival Circulation(s) 2020 : Rencontre avec Henrike Stahl

L’insouciance, un souvenir en suspens

Invitée de la dixième édition du festival Circulation(s), la photographe Henrike Stahl explique la démarche derrière sa série « The day we turned airiness into a memory ». Son travail part d’un ressenti de parent : la prise de conscience que notre mode de vie consumériste est en train de « voler l’insouciance de nos enfants ». Elle évoque cette angoisse contemporaine, ce conflit permanent entre nos plaisirs personnels — comme voyager en avion — et la responsabilité que nous portons pour l’avenir. Pour matérialiser ce sentiment, elle n’a pas photographié des glaciers en train de fondre, mais a utilisé des photos ordinaires d’un week-end en famille, symboles de cette légèreté menacée.

Pour créer son installation immersive, elle a fait flotter ces tirages dans de l’eau de mer avec son fils, créant une décomposition qui évoque la fragilité de ces instants et la montée des eaux. Une manière d’alerter sans agresser, car comme elle le confie : « J’aime bien raconter des choses avec douceur en fait. J’ai pas besoin de rentrer les gens droit dans le mur avec des images. »

Les références de l’épisode

  • Personnes : Henrike Stahl (photographe), Pascal Therme (critique).
  • Œuvre : « The day we turned airiness into a memory », série photographique et installation immersive.
  • Événement : Festival Circulation(s), 10e édition (2020).

Au fil de l’épisode

  • Présentation de l’installation immersive d’Henrike Stahl au festival Circulation(s).
  • L’origine du projet : le sentiment parental de voler l’insouciance de ses enfants.
  • Le conflit entre le plaisir personnel et la conscience écologique grandissante.
  • La perte de la légèreté, comparée à la découverte de la mort ou des attentats.
  • Le processus créatif : des photos de famille décomposées dans l’eau de mer.
  • Une métaphore de la montée des eaux et de la fragilité de nos souvenirs.
  • Le choix d’une approche douce et suggestive plutôt que frontale.
  • La nécessité de rester optimiste quand on met des enfants au monde.

FAQ

Qui est Henrike Stahl ?

Henrike Stahl est une artiste photographe allemande. Selon les informations de l’épisode, elle a exposé sa série « The day we turned airiness into a memory » lors de la dixième édition du festival Circulation(s) en 2020. Son travail, présenté sous forme d’installation immersive, explore des thèmes comme la transmission, l’enfance et l’anxiété écologique avec une approche poétique et douce.

Quel est le sujet de sa série « The day we turned airiness into a memory » ?

Cette série aborde la perte de l’insouciance face à la crise écologique. Elle traduit l’inquiétude des parents conscients de laisser un « futur fragile » à leurs enfants. L’œuvre met en lumière le conflit entre le mode de vie contemporain et la responsabilité envers les générations futures, interrogeant notre capacité à préserver la légèreté dans un monde aux ressources limitées.

Comment Henrike Stahl a-t-elle créé son installation ?

Pour son installation, Henrike Stahl a utilisé des photographies ordinaires prises lors d’un week-end en famille. Elle a ensuite fait flotter ces tirages dans de l’eau de mer, un processus réalisé avec son fils. Cette décomposition volontaire des images symbolise à la fois la fragilité des souvenirs et la menace de la montée des eaux, créant une expérience flottante et immersive pour le spectateur.

Pourquoi le festival Circulation(s) est-il mentionné ?

Le festival Circulation(s) est le contexte de cet épisode. Henrike Stahl y présentait son installation photographique lors de la 10e édition, en 2020. C’est à cette occasion que le critique Pascal Therme l’a rencontrée et interviewée pour le podcast. Le festival, dédié à la jeune photographie, a servi de plateforme pour la diffusion de son travail.


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