Un labyrinthe de portes recyclées
Le projet du labyrinthe Zone I est né d’une opportunité singulière : les propriétaires d’un moulin, se retrouvant avec 300 portes et fenêtres issues d’un ancien dépôt de matériaux, ont proposé à Jean Philippe Mauchien de leur donner une seconde vie. L’artiste a alors dessiné un parcours qui nécessitait initialement 1400 portes. Grâce à une collecte progressive et deux mois de travail acharné, il a finalement assemblé 700 portes pour créer cette œuvre de Land Art. Le cahier des charges était clair : concevoir un labyrinthe où l’on se retrouve, et non où l’on se perd.
« Le centre du labyrinthe, c’est un puits avec un miroir concassé, plein de morceaux de miroirs. Moi, j’y ai vu la lune cassée, le ciel engouffré dans un puits. »
Une œuvre vivante et poétique
Au-delà de sa structure, le labyrinthe est un véritable capteur de mémoire et d’émotions. Chaque porte, par sa couleur et son époque, raconte une histoire et fait écho aux souvenirs des visiteurs. L’expérience de la déambulation y développe un « temps intérieur », une introspection favorisée par le rythme du parcours. Le centre de l’installation, un puits rempli de miroirs brisés, a été pensé en lien avec le thème de l’« image de soi ». L’œuvre n’est cependant pas figée ; elle a été conçue pour évoluer.
Le projet intègre une dimension de végétalisation : des arbres et des plantes grimpantes seront plantés pour coloniser progressivement la structure. À terme, la nature reprendra ses droits, ne laissant qu’un « squelette de labyrinthe en porte » au cœur d’un dédale végétal. Cette transformation perpétuelle en fait une œuvre de Land Art unique et vivante.
Les références de l’épisode
- Personnes : Jean Philippe Mauchien, Mat Jacob, Monica, Nino Rota, Federico Fellini.
- Organisations et collectifs : Promenades Photographiques de Vendôme, Tendance Floue, La Souris sur le Gâteau, Région Centre-Val de Loire, la SAIF.
- Œuvre : Labyrinthe Zone I.
Au fil de l’épisode
- La genèse du projet : réutiliser 300 portes et fenêtres d’un ancien dépôt de matériaux.
- Le défi de la construction : un dessin unique pour 1400 portes, finalement réalisé avec 700 portes collectées.
- Un labyrinthe conçu pour se retrouver, et non pour se perdre.
- Le centre de l’œuvre : un puits avec un miroir brisé, sur le thème de l’« image de soi ».
- L’expérience intérieure du visiteur, entre rythme personnel et voyage dans le temps.
- L’acoustique particulière du lieu, qui a inspiré une ambiance musicale et poétique.
- Les portes comme déclencheurs de souvenirs personnels pour les visiteurs.
- Le secret des portes qui ne s’ouvrent pas, sauf pour la maintenance.
- La dimension Land Art du projet, implanté dans une zone agricole.
- L’avenir du labyrinthe : une œuvre évolutive qui sera colonisée par la végétation.
- La transformation future en un labyrinthe végétal, où subsistera un squelette de portes anciennes.
FAQ
Qui est Jean Philippe Mauchien ?
Jean Philippe Mauchien est un artiste et conseiller en architecture. Il est le créateur du labyrinthe Zone I, une œuvre de Land Art. Son parcours inclut également une dimension naturaliste, avec des projets de plantation de haies champêtres, une compétence qui a nourri la conception évolutive de son labyrinthe. Il décrit son processus créatif comme intuitif, guidé par le dessin plus que par la philosophie.
Qu’est-ce que le labyrinthe Zone I ?
Le labyrinthe Zone I est une installation de Land Art conçue par Jean Philippe Mauchien. Construite à partir de 700 portes et fenêtres de récupération, elle forme un parcours de 280 mètres. Contrairement à un dédale classique, il n’est pas fait pour se perdre mais pour se retrouver. Son centre abrite un puits avec un miroir brisé. C’est une œuvre évolutive, destinée à être progressivement recouverte par la végétation.
Pourquoi ce labyrinthe est-il une œuvre de Land Art ?
Il s’agit d’une œuvre de Land Art car elle est créée directement dans le paysage, sur une zone agricole, et utilise des matériaux en partie naturels ou recyclés. Sa particularité est son caractère évolutif : le projet inclut la plantation d’arbres et de plantes grimpantes qui vont coloniser la structure. L’œuvre est donc conçue pour interagir avec la nature et se transformer avec le temps, un principe central du Land Art.
Quelle est la particularité de ce labyrinthe ?
Sa principale particularité est sa philosophie : il est conçu comme un lieu où l’on se retrouve, et non où l’on se perd. Chaque porte, issue d’une époque et d’une histoire différente, agit comme un déclencheur de mémoire pour les visiteurs. De plus, c’est une œuvre vivante, pensée pour que la nature la colonise et la transforme au fil des saisons, passant d’une structure de bois à un labyrinthe végétal.

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