Reporter plutôt qu’annuler
Face à la crise du Covid-19 qui contraint de nombreux festivals à annuler, Odile Andrieu, directrice des Promenades Photographiques, a fait le choix de maintenir la 16e édition de son événement. Solidaire de ses confrères et consœurs obligés de renoncer, elle explique sa décision par la capacité d’adaptation de sa petite équipe et le soutien de la ville de Vendôme. Pour elle, changer une date est un défi bien moins complexe que d’autres déjà surmontés par le passé. L’objectif est clair : avancer en s’adaptant aux consignes gouvernementales, sans toucher à la programmation des trente expositions prévues.
« Si la nourriture est une première nécessité, la nourriture intellectuelle est un besoin. »
La culture, un besoin essentiel
Odile Andrieu déplore que les arts plastiques soient les grands oubliés du débat médiatique, focalisé sur des géants comme Cannes ou Avignon. Elle rappelle l’existence de 1240 musées en France et de nombreux centres d’art, essentiels à la vie culturelle et au bien-être des citoyens. Selon elle, il est impensable de ne pas offrir de proposition culturelle aux Français, surtout dans un contexte où ils auront besoin de « s’alléger l’esprit ». Elle insiste sur le fait que les lieux d’exposition, où le public ne touche pas aux œuvres, peuvent parfaitement s’adapter aux contraintes sanitaires pour accueillir les visiteurs en toute sécurité.
Le festival se prépare donc activement, en télétravail, et les collaborations avec les partenaires, comme le laboratoire Picto, se poursuivent. Odile Andrieu dévoile les contours de la programmation, marquée par un focus sur la photographie d’Extrême-Orient avec le commissaire Stéphane Damand, des rétrospectives majeures comme celle de Pookie White, et le lancement d’un nouveau cycle en extérieur, « Les Végétales », consacré à la biodiversité.
Les références de l’épisode
- Les Promenades Photographiques de Vendôme
- Picto (laboratoire photographique)
- Stéphane Damand (commissaire d’exposition)
- Subshine (site web mentionné)
- Max Pam (photographe)
- Pookie White (photographe)
- Albaran Cabrera (photographes)
- Esther Doherdorf
- Mille-Yéon (photographe)
- Anna Le Baquin (photographe)
- Alain Lebaquer (photographe)
- Yann Morvan (photographe)
- Frédéric Stuxin (photographe)
- Laura Bonnefou (photographe)
- Ben (artiste)
- Cyrus Cornu (photographe)
- Fondation du Doute à Blois
- Château de Mêlée
- Manoir du Plessis-Sanières
Au fil de l’épisode
- La décision de maintenir la 16e édition des Promenades Photographiques en décalant les dates, face aux annulations d’autres festivals.
- L’importance de la solidarité avec les autres acteurs culturels touchés par la crise.
- La force d’une petite équipe et d’une ville à taille humaine pour s’adapter aux imprévus.
- Le plaidoyer pour la reconnaissance des arts plastiques, souvent oubliés au profit du spectacle vivant.
- La culture comme « nourriture intellectuelle » indispensable au public.
- L’organisation du festival en confinement, entre télétravail et visioconférences.
- Les incertitudes financières liées à la crise et l’attente des confirmations de certains partenaires publics.
- Les mesures sanitaires prévues pour accueillir le public : masques, gel, marquage au sol, sens de circulation.
- La présentation de la programmation 2020, avec un large volet sur la photographie d’Extrême-Orient.
- Le lancement du nouveau cycle « Les Végétales », explorant la biodiversité dans des lieux extérieurs autour de Vendôme.
FAQ
Qui est Odile Andrieu ?
Odile Andrieu est la directrice des Promenades Photographiques, un festival de photographie qui se tient à Vendôme. Dans cet épisode, elle explique sa décision de maintenir la 16e édition de l’événement malgré la crise sanitaire du Covid-19, en adaptant son organisation et son calendrier. Elle se fait également la porte-parole de l’importance de la culture et des arts visuels, qu’elle juge essentiels au bien-être collectif.
Pourquoi les Promenades Photographiques n’ont-elles pas été annulées en 2020 ?
Contrairement à de nombreux autres événements, le festival a été maintenu car sa directrice a estimé qu’un simple changement de dates était un défi surmontable. Elle s’est appuyée sur la flexibilité d’une petite équipe et le soutien de la ville de Vendôme. La décision a été motivée par la volonté d’offrir au public une proposition culturelle jugée indispensable, tout en s’engageant à respecter les consignes sanitaires gouvernementales.
Quelles mesures sanitaires le festival a-t-il prévues face au Covid-19 ?
Pour assurer la sécurité des visiteurs et des collaborateurs, le festival a prévu plusieurs mesures. Parmi elles : le port du masque, la mise à disposition de gel hydroalcoolique, un marquage au sol pour la distanciation, l’installation de protections en plexiglas à l’accueil, et la mise en place d’un sens de circulation. L’idée est de filtrer les entrées et d’accueillir le public par petits groupes pour éviter les attroupements.
Quelle était la thématique principale du festival cette année-là ?
La programmation de cette 16e édition mettait en avant la photographie d’Extrême-Orient, avec dix expositions supervisées par le commissaire Stéphane Damand. L’événement prévoyait notamment de grands rendez-vous comme une exposition de Max Pam, une rétrospective de la photographe Pookie White, et la présentation du travail du duo espagnol Albaran Cabrera. Au total, trente expositions étaient prévues.
Qu’est-ce que le nouveau cycle « Les Végétales » ?
« Les Végétales » est un nouveau cycle d’expositions lancé par les Promenades Photographiques. Il se déploie dans des lieux situés en dehors de Vendôme, comme la Fondation du Doute à Blois ou le Château de Mêlée. Ce circuit a pour vocation d’explorer chaque année le thème du monde du vivant et de la biodiversité à travers le regard de plusieurs photographes, en investissant des parcs et des jardins.

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