La photographe Véronique de Viguerie, invitée du podcast 9 Lives Magazine

Les Femmes s’exposent – Houlgate 2019 : Véronique de Viguerie Introduction

Une guerre silencieuse aux Philippines

Au festival Les Femmes s’exposent, la photographe Véronique de Viguerie présente en exclusivité son reportage sur la guerre contre la drogue menée par le président Rodrigo Duterte aux Philippines depuis 2016. Un conflit d’une violence inouïe, où des milliers de personnes suspectées de consommer ou de vendre du « shabu » sont inscrites sur des listes et peuvent être abattues par des escadrons de la mort de la police. La dureté des images a conduit les organisateurs à présenter ce travail en intérieur, avec un avertissement pour le jeune public.

En binôme avec la journaliste Manon Quirouille, Véronique de Viguerie s’est d’abord intéressée aux « veuves et aux enfants, victimes collatérales ». Sur place, elles découvrent un autre front : le bras de fer entre le président Duterte et l’Église catholique. L’Église, seule véritable force d’opposition, a mis du temps à réagir mais a fini par confronter le pouvoir. Elle organise aujourd’hui la protection des témoins et des personnes menacées, dans le but de constituer un dossier solide à présenter devant la Cour internationale de justice.

Le reportage met en lumière les paradoxes d’un pays où des prêtres organisent des camps de désintoxication surveillés par la police, et où des citoyens choisissent de se rendre en prison pour échapper à une exécution sommaire.

Les références de l’épisode

  • Rodrigo Duterte, président des Philippines
  • Manon Quirouille, journaliste
  • Le festival Les Femmes s’exposent (Houlgate)
  • Le « shabu », drogue à base de méthamphétamine
  • L’Église catholique aux Philippines
  • La Cour internationale de justice
  • Les prix « visadors » de Perpignan

Au fil de l’épisode

  • Présentation de l’exposition de Véronique de Viguerie au festival Les Femmes s’exposent et des raisons de son installation en intérieur.
  • Le contexte de la guerre contre la drogue lancée par le président Rodrigo Duterte aux Philippines en 2016.
  • Le fonctionnement des « listes » de suspects et des escadrons de la mort de la police.
  • Le travail en binôme avec la journaliste Manon Quirouille sur les veuves et les enfants, victimes collatérales.
  • La prise de position de l’Église catholique, devenue la principale force d’opposition à Duterte.
  • Comment l’Église protège les témoins et les personnes menacées pour monter un dossier à destination de la Cour internationale de justice.
  • Les méthodes de la police pour maquiller les assassinats en légitime défense.
  • Le paradoxe des camps de rééducation pour drogués, organisés par des prêtres mais surveillés par la police.
  • L’alternative pour les personnes menacées : se rendre volontairement en prison pour échapper aux exécutions.

FAQ

Qui est Véronique de Viguerie ?

Véronique de Viguerie est une photographe dont le travail est présenté au festival Les Femmes s’exposent à Houlgate. Elle a réalisé un reportage sur la guerre contre la drogue aux Philippines, en collaboration avec la journaliste Manon Quirouille. Son travail, primé à Perpignan, met en lumière les victimes collatérales de ce conflit et le rôle de l’Église catholique face au pouvoir du président Duterte.

Quel est le sujet du reportage de Véronique de Viguerie aux Philippines ?

Son reportage documente la guerre contre la drogue lancée par le président Rodrigo Duterte en 2016. Elle s’intéresse particulièrement au bras de fer entre le pouvoir politique et l’Église catholique, devenue la seule force d’opposition. Son travail explore le sort des veuves et des enfants des victimes, ainsi que les actions de l’Église pour protéger les témoins et les personnes menacées de mort.

Qu’est-ce que le « shabu » ?

Le « shabu » est le nom local donné à une drogue de synthèse, la « cocaïne du pauvre », fabriquée à partir de méthamphétamine. C’est contre le trafic et la consommation de cette drogue que le président philippin Rodrigo Duterte a déclaré une guerre très violente, entraînant des milliers d’exécutions extrajudiciaires menées par des escadrons de la mort liés à la police.

Pourquoi l’exposition de Véronique de Viguerie est-elle présentée en intérieur ?

L’exposition est la seule du festival à être présentée en intérieur en raison de la nature difficile de certaines images. Cette décision a été prise pour protéger les personnes sensibles, notamment les enfants, qui pourraient être choqués par la violence des scènes représentées. Un avertissement est d’ailleurs présent pour signaler que le contenu est déconseillé aux plus jeunes.


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