Portrait du photographe et formateur Mickael Bonnami, invité du podcast Libre et Photographe

Libre & Photographe #1 | Mickael Bonnami – Devenir formateur en photographie

Quitter le salariat pour la passion

Mickael Bonnami revient sur sa décision de quitter un emploi salarié devenu source de stress et de frustration. Il décrit un environnement de travail où il se sentait de moins en moins à sa place, acceptant difficilement une hiérarchie qu’il jugeait parfois incohérente. Cette transition n’a pas été un coup de tête, mais le fruit d’une réflexion mûrie, nourrie par le désir de retrouver du sens et de l’autonomie. L’échange explore le fantasme du métier de photographe, souvent idéalisé comme une vie d’aventure et de voyage, et le confronte à la réalité de l’entrepreneuriat. Selon lui, le confinement et le télétravail ont accéléré pour beaucoup cette prise de conscience, en montrant qu’un autre mode de vie, loin des contraintes du bureau et des transports, était possible.

« Quand t’es indépendant, […] même quand tu travailles bien, des fois il n’y a rien qui tombe. Il y a ce côté-là, ce n’est pas un regret parce que je l’assume et parce que je l’ai choisi. »

Le choix de la formation pour préserver la flamme

Plutôt que de se lancer à corps perdu dans les prestations de shooting, Mickael Bonnami a fait le choix de devenir formateur. Une décision motivée par une volonté de préserver son plaisir de photographier. Ayant déjà eu des expériences avec des clients et des agences, il craignait que les contraintes commerciales et les demandes parfois éloignées de sa vision artistique ne finissent par éteindre sa passion. La formation, qu’il pratiquait déjà depuis 2014, s’est imposée comme une évidence, en accord avec son envie de partage ancrée en lui depuis longtemps. Il aborde les aspects très concrets de sa transition : l’importance d’une rupture conventionnelle pour bénéficier des aides de Pôle emploi, la nécessité de mettre de l’argent de côté, et le défi de se lancer en même temps que sa femme, avec un enfant en bas âge.

Il défend l’idée qu’il faut parfois « sauter dans le vide » : se mettre dans une situation où l’on n’a plus le choix pour trouver en soi les ressources nécessaires pour réussir, plutôt que d’attendre des conditions parfaites qui n’arrivent jamais.

Les références de l’épisode

  • Personnes : Michael Jordan.
  • Œuvres : le documentaire « The Last Dance ».
  • Lieux : Bordeaux, l’Auvergne.
  • Événements : le Salon de la Photo.
  • Organisations : Pôle emploi.
  • Marques et plateformes : Instagram, iPhone, Facebook.

Au fil de l’épisode

  • Lancement de la nouvelle série d’épisodes « Métier de Photographe ».
  • Le fantasme du métier de photographe, entre image d’Épinal et réalité.
  • L’impact du confinement et du télétravail sur l’envie de changer de vie professionnelle.
  • Le parcours de Mickael Bonnami : pourquoi il a décidé de quitter son emploi salarié.
  • La comparaison entre la sécurité du salariat et l’incertitude financière de l’indépendance.
  • Pourquoi il a choisi de devenir formateur photo plutôt que photographe de shooting pour préserver sa passion.
  • L’importance du plaisir et de la motivation comme moteurs dans ses choix de carrière.
  • Le débat : faut-il se lancer d’un coup ou construire son activité en parallèle de son emploi ?
  • L’aspect pratique de la transition : rupture conventionnelle, économies et aides de Pôle emploi.
  • Le défi de se lancer dans l’entrepreneuriat avec de jeunes enfants et un conjoint également indépendant.
  • L’état d’esprit nécessaire pour surmonter les obstacles : se mettre au pied du mur pour avancer.
  • Le temps et l’argent, souvent considérés comme des freins, sont-ils de vrais problèmes ?
  • L’importance de passer à l’action plutôt que de rester dans la phase de planification.

FAQ

Qui est Mickael Bonnami ?

Mickael Bonnami est un photographe et formateur. Après une carrière de dix ans en tant que salarié, il a opéré une reconversion professionnelle pour se consacrer à plein temps à la photographie. Il a choisi de centrer son activité sur la formation pour partager son savoir-faire tout en préservant sa passion pour la prise de vue. Il partage son expérience de l’entrepreneuriat et les étapes de sa transition.

Pourquoi Mickael Bonnami a-t-il quitté son emploi salarié ?

Il a quitté son emploi car il ne s’y épanouissait plus. Il décrit un environnement de travail stressant et une perte de sens, notamment due à des désaccords avec sa hiérarchie. Le besoin d’autonomie et la volonté de ne plus subir des décisions qu’il jugeait incohérentes l’ont poussé à se lancer comme indépendant. Il sentait qu’il ne pouvait plus continuer physiquement et mentalement dans cette voie.

Pourquoi est-il devenu formateur en photographie plutôt que photographe de shooting ?

Mickael Bonnami a choisi la formation pour protéger sa passion pour la photographie. Il explique avoir eu des expériences en tant que photographe de commande qui lui ont déplu, le confrontant à des contraintes similaires à celles du monde salarié. Il craignait qu’en faisant des shootings son activité principale, il finisse par perdre le plaisir de créer. La transmission et le partage étant naturels pour lui, la formation s’est imposée comme la voie idéale.

Quels conseils donne-t-il pour se lancer dans l’entrepreneuriat ?

Il conseille de ne pas attendre que toutes les conditions soient parfaites pour se lancer. Selon lui, il faut parfois oser « sauter dans le vide », car se retrouver sans filet de sécurité peut forcer à trouver des solutions et des ressources insoupçonnées. Il insiste sur l’importance de passer à l’action plutôt que de rester bloqué dans la planification. Il mentionne aussi l’intérêt de préparer sa transition, par exemple via une rupture conventionnelle pour sécuriser des revenus au début.


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