Une communication avec les oiseaux
Nicolas Dupieux raconte que sa passion pour les chants d’oiseaux est née lors d’une classe verte en CM2, grâce à un ornithologue qui lui a ouvert les portes de ce monde sonore. Pour lui, reconnaître un chant est un outil précieux : cela permet de savoir quelles espèces sont présentes, car près de 90 % des oiseaux sont entendus avant d’être vus. Il décrit ce savoir comme une forme de communication, même à sens unique, qui lui donne le sentiment de mieux comprendre l’environnement et d’entrer en relation avec la faune qui l’entoure.
« J’ai l’impression qu’il y a comme une sorte de communication entre les oiseaux et moi », confie-t-il, tout en précisant qu’il s’agit d’une interprétation personnelle. Il lui arrive parfois d’imiter certains chants, comme celui du coucou, pour attirer un oiseau, mais il met en garde contre cette pratique qui, si elle est abusive, peut perturber les animaux sur leur territoire.
Plonger dans l’infiniment petit
Bien qu’il soit passionné par les oiseaux, Nicolas Dupieux se consacre presque exclusivement à la macrophotographie. Il explique avoir commencé la photo avec un objectif macro et n’avoir jamais quitté cette spécialité. L’un des grands avantages, selon lui, est que les sujets sont partout et accessibles, contrairement à la photographie animalière plus exigeante en temps et en matériel. Ce qui le fascine dans la macro, c’est le changement d’échelle radical : « On rentre dans le monde du microscopique. Vraiment, on change complètement d’univers. »
Cette approche lui permet de raconter des histoires et de laisser libre cours à son imaginaire. Il conseille aux débutants de ne pas se focaliser uniquement sur la netteté parfaite du sujet, mais de considérer l’environnement comme un élément clé de la composition. En travaillant à pleine ouverture, il cherche à intégrer son sujet dans un ensemble plus large, comme une « cerise sur le gâteau » d’une scène quasi picturale.
Les références de l’épisode
- Personnes : Guillaume Manson, François Larigaudry, Lorraine Benry, Saint François d’Assise.
- Lieux : Ardèche, Forêt d’Orléans.
- Organisations : LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux).
- Matériel : boîtier Nikon, objectif Micro Nikkor 55 mm.
- Espèces citées : rouge-gorge, fauvette à tête noire, grive musicienne, coucou, pouillot véloce, roitelet, merle, verdier, rossignol, scutigère, frelon, Rosalie des Alpes, lucane.
Au fil de l’épisode
- Le lancement des « Live Duo » sur Instagram pendant le confinement.
- La passion de Nicolas Dupieux pour les chants d’oiseaux, née d’une rencontre avec un ornithologue en classe de CM2.
- L’intérêt de reconnaître les chants pour mieux connaître la faune environnante et se sentir connecté à la nature.
- L’importance de mettre les enfants au contact de la nature pour éveiller leur curiosité et leur respect du vivant.
- La transmission de la passion pour la nature aux enfants, sans jamais forcer.
- Pourquoi, malgré son amour pour les oiseaux, il se consacre à la macrophotographie.
- Sa vision de la macro : un changement d’échelle qui ouvre les portes de l’imaginaire.
- Ses conseils pour débuter en macro : privilégier la composition, l’environnement du sujet et ne pas hésiter à tourner autour pour trouver le meilleur angle.
- Son expérience du confinement à la campagne, en Ardèche.
- Réflexion sur l’évolution du rapport entre vie urbaine et vie à la campagne.
FAQ
Qui est Nicolas Dupieux ?
Nicolas Dupieux est un photographe passionné par la nature, invité du podcast « Libre et Photographe ». Spécialisé en macrophotographie, il est également un fin connaisseur des chants d’oiseaux, une passion qu’il cultive depuis son enfance. Il partage dans cet épisode sa vision de la photographie et son rapport intime avec le monde sauvage qui l’entoure, notamment en Ardèche où il réside.
Pourquoi la reconnaissance des chants d’oiseaux est-elle importante pour Nicolas Dupieux ?
Pour Nicolas Dupieux, identifier les chants d’oiseaux est essentiel pour se connecter à la nature. Il explique que cela lui permet de prendre conscience de la richesse de la faune, puisque la majorité des oiseaux sont entendus mais rarement vus. C’est aussi une manière de ressentir une forme de communication avec le vivant. Cette compétence a par ailleurs un intérêt scientifique, car elle est utilisée pour réaliser des inventaires d’espèces sur un territoire donné.
Quels conseils Nicolas Dupieux donne-t-il pour débuter en macrophotographie ?
Nicolas Dupieux conseille d’abord de s’équiper d’un véritable objectif macro. Sur le plan artistique, il recommande de ne pas chercher à obtenir une netteté parfaite sur l’ensemble du sujet. Il suggère plutôt de travailler à pleine ouverture pour intégrer l’animal ou la plante dans son environnement et de créer une composition plus large. Enfin, il insiste sur l’importance de se déplacer et de tourner physiquement autour du sujet pour explorer toutes les perspectives.
Pourquoi Nicolas Dupieux ne photographie-t-il pas les oiseaux ?
Bien qu’il soit passionné par les oiseaux et leurs chants, Nicolas Dupieux explique que son domaine de prédilection en photographie est la macro. Il a débuté avec cette pratique et y trouve un intérêt immense, notamment parce que les sujets sont accessibles partout. Il n’est pas équipé pour la photographie animalière à distance et sa passion pour l’exploration de l’infiniment petit prime sur le reste.

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