Un métier singulier
Lucie du Hommet définit son activité de photographe de patrimoine comme une mission de valorisation et de sensibilisation. Elle se concentre principalement sur le patrimoine historique et naturel, cherchant à mettre en lumière la beauté et l’histoire de lieux ou d’espèces parfois mal-aimées, comme le loup. Pour elle, l’image et le texte sont indissociables : une belle photographie, dotée d’une véritable recherche artistique, sert à la fois de porte d’entrée et d’illustration pour un récit qui donne du sens. Elle se distingue ainsi des historiens qui illustrent leurs travaux, en plaçant la démarche photographique au cœur de son travail. L’objectif n’est pas de produire une image purement descriptive ou scientifique, mais de créer une émotion qui interpelle le spectateur et l’invite à découvrir l’histoire qui se cache derrière.
« Mon but, c’est de sensibiliser le public au patrimoine qui est de plus en plus mis de côté, surtout des jeunes. »
Une mission de mémoire
Confrontée au désintérêt d’une partie du public, en particulier des plus jeunes, pour l’histoire locale, Lucie du Hommet conçoit son travail comme un rempart contre l’oubli. En photographiant une chapelle isolée ou un monument emblématique de Perpignan comme le Castillet, elle ravive des souvenirs chez les anciens et éveille la curiosité de ceux qui passaient devant sans plus y prêter attention. Ce travail de mémoire s’appuie sur une recherche documentaire rigoureuse, menée en collaboration avec des historiens ou directement auprès des mairies pour consulter les archives officielles. Cette quête de vérité lui permet de construire des articles fiables et d’éviter les informations erronées. Sur le terrain, elle se laisse guider par l’émotion du moment, s’immergeant dans l’atmosphère des lieux pour retranscrire leur histoire et leur âme.
Elle raconte par exemple l’émotion ressentie dans les arènes d’Arles, où le vent s’engouffrant dans les arches lui donnait l’impression d’entendre les échos du passé.
De la passion au métier
La photographie est entrée dans la vie de Lucie du Hommet comme un « réel échappatoire » durant une enfance marquée par le harcèlement scolaire. D’abord autodidacte, elle a perfectionné sa technique au contact de son compagnon, le photographe animalier Arnaud Saguet. C’est une mairie, souhaitant la rémunérer pour une mission de valorisation du patrimoine communal via des cartes postales, qui l’a incitée à se professionnaliser. Aujourd’hui, ses revenus proviennent de ces missions pour les communes et offices de tourisme, de la vente de tirages, et elle projette de lancer des stages photo. Elle met en garde les photographes qui voudraient se lancer : le métier demande un investissement considérable en communication et en gestion, et la concurrence peut être rude. Il faut, selon elle, avancer avec prudence et ne pas se décourager face aux obstacles.
Son nom de photographe, Cerdania Photographia, est un hommage à la Cerdagne, la région naturelle des Pyrénées où elle vit, à cheval entre la France et l’Espagne.
Les références de l’épisode
- Personnes : Arnaud Saguet, Thomas Delahaye.
- Lieux et régions : Pyrénées-Orientales, Catalogne, Cerdagne, Perpignan (le Castillet), Morvan, Camargue, Arles (les arènes), Lozère, Cévennes, Normandie.
- Organisations : Association Mémoire Vive.
- Marques et outils : Canon (77D), Sigma (objectifs 17-50mm, 105mm macro, 150-600mm), Photoshop, Lightroom.
- Histoire : Traité des Pyrénées, Wisigoths.
- Animaux et nature : loup, isard, cerf, renard.
Au fil de l’épisode
- Le rôle d’un photographe du patrimoine : valoriser et sensibiliser.
- L’alliance de l’image et du texte pour raconter une histoire.
- Sa spécialisation dans le patrimoine historique et naturel.
- La différence entre une approche artistique et une approche purement documentaire.
- La mission de lutter contre l’oubli et le désintérêt pour le patrimoine local.
- Les retours du public qui redécouvre son propre héritage grâce à ses photos.
- La collaboration avec des historiens, des naturalistes et les mairies pour la recherche d’archives.
- La diffusion de son travail via les réseaux sociaux et les partenariats locaux.
- Sa démarche sur le terrain : une approche spontanée, guidée par l’émotion et le coup de cœur.
- L’origine de sa passion pour l’histoire et les monuments de sa région, les Pyrénées-Orientales.
- Comment elle est devenue photographe professionnelle, à la demande d’une mairie.
- Ses sources de revenus : missions, vente de tirages et futurs stages photo.
- L’origine de son nom de marque, « Cerdania Photographia ».
- Son parcours personnel : comment la photo est devenue un échappatoire face au harcèlement scolaire.
- Sa formation, entre autodidaxie et les conseils de son compagnon Arnaud Saguet.
- Les aspects techniques de la photo de patrimoine : composition, gestion de la lumière et des perspectives.
- Son matériel photo : boîtier Canon 77D et objectifs Sigma.
- La gestion des éléments modernes (fils électriques, paraboles) en post-traitement.
- Ses réglages de prédilection : priorité à l’ouverture et compensation d’exposition.
- La difficulté de photographier des sites touristiques et la gestion des visiteurs.
- Ses conseils pour les photographes souhaitant se professionnaliser.
- Faire face à la concurrence et aux rumeurs dans le milieu professionnel.
- Le déroulé d’une mission commandée par une institution.
FAQ
Qui est Lucie du Hommet ?
Lucie du Hommet est une jeune photographe professionnelle originaire des Pyrénées-Orientales. Elle s’est spécialisée dans la photographie de patrimoine, avec un intérêt particulier pour l’héritage historique et naturel de sa région. Son travail vise à valoriser et à sensibiliser le public, notamment les jeunes, à la richesse culturelle qui les entoure. Elle allie une approche artistique à une recherche documentaire pour raconter l’histoire des lieux qu’elle photographie.
Qu’est-ce que la photographie de patrimoine ?
Selon Lucie du Hommet, la photographie de patrimoine est une spécialisation qui a pour but la valorisation et la sensibilisation à l’héritage culturel, historique, artistique ou naturel. Plus qu’une simple documentation, elle implique une dimension artistique forte pour susciter l’émotion et l’intérêt. Le photographe de patrimoine associe souvent ses images à des textes pour raconter l’histoire d’un lieu, d’un monument ou d’une espèce, agissant comme un passeur de mémoire.
Comment Lucie du Hommet a-t-elle commencé la photographie ?
Lucie du Hommet a découvert la photographie durant son enfance. Confrontée au harcèlement scolaire, elle a trouvé dans cet art un véritable échappatoire qui lui a permis de s’exprimer et de s’ouvrir au monde qui l’entourait. D’abord autodidacte, elle a commencé par photographier les fleurs de son jardin, puis les paysages et les animaux, avant de se perfectionner notamment grâce aux conseils de son compagnon, lui-même photographe.
Quel matériel photo utilise-t-elle pour le patrimoine ?
Pour la photographie de patrimoine, Lucie du Hommet utilise principalement un boîtier Canon 77D. Son objectif de prédilection est un Sigma 17-50mm f/2.8, qui offre une grande ouverture idéale pour les photos en intérieur et une bonne polyvalence. Elle possède également un objectif macro 105mm pour les détails et un téléobjectif 150-600mm, qu’elle garde souvent avec elle au cas où elle rencontrerait un animal sauvage lors de ses déplacements.
Comment Lucie du Hommet travaille-t-elle avec les institutions locales ?
Lucie du Hommet collabore avec des mairies et des offices de tourisme pour des missions photographiques. Celles-ci visent à mettre en valeur le patrimoine d’une commune, par exemple à travers la création de cartes postales ou de contenus pour la communication. Pour ses projets personnels, elle contacte également les mairies afin d’accéder aux archives officielles, ce qui lui permet de garantir la véracité des informations historiques présentées dans ses articles.

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