Portrait de la photographe de nature Agnes Poirot, invitée du podcast Libre et Photographe

Live Duo #4 – Photo au jardin et 150-600 mm avec Agnes Poirot

Une passion née sur Instagram

Agnes Poirot est une jeune photographe passionnée par la nature, découverte par Régis Moscardini via son compte Instagram. Alors qu’elle prépare le concours pour intégrer une école vétérinaire, elle a commencé la photographie il y a à peine plus d’un an, d’abord avec son téléphone en randonnée, puis avec un premier appareil photo qui a été une « révélation ». C’est en suivant et en discutant avec d’autres photographes comme Sandra d’Atmosphère Sauvage qu’elle a eu envie de partager à son tour ses rencontres avec la faune et la flore locales. Avant même de lancer son projet phare, elle s’était fait remarquer par une action de nettoyage d’une forêt privée près de chez elle, une démarche qu’elle jugeait indispensable avant de pouvoir y faire des photos.

Son approche humble et sincère de la photographie de nature a rapidement séduit une petite communauté.

#WildPhotoAtHome, un élan collectif

Au début du confinement, frustrée comme de nombreux passionnés de ne plus pouvoir sortir, Agnes Poirot a développé avec le photographe Thomas Gourceau l’idée du hashtag #WildPhotoAtHome. Le concept est simple : se concentrer sur la biodiversité qui nous est la plus proche, celle de nos jardins ou que l’on peut observer depuis sa fenêtre. L’objectif est de créer un mouvement positif et de prouver que la nature est partout, même là où on a tendance à l’oublier. « On n’a peut-être jamais été aussi proche de la nature que maintenant quand on est confiné », explique-t-elle.

Le succès a été immédiat et a dépassé toutes leurs attentes, avec plus de 5000 publications en peu de temps. Le mouvement a été relayé par des photographes influents comme Fab White Peaks et a même fait l’objet d’un article de 30 millions d’amis. Le youtubeur Max Bird a également mentionné leur initiative, créant une synergie avec son propre projet « Safari Jardin ».

Photographier son jardin au 150-600 mm

Pour Agnes Poirot, ce confinement est aussi l’occasion d’explorer son propre jardin. Loin de se sentir limitée, elle y découvre une belle biodiversité et s’attache à suivre les mêmes individus, comme une femelle rouge-queue ou une mésange bleue reconnaissable à une cicatrice. « C’est vrai que je n’avais jamais eu cette expérience de suivre les mêmes individus », confie-t-elle, trouvant ce rapport nouveau et intéressant. Elle s’est récemment équipée d’un matériel plus performant, passant d’un Canon 500D à un 7D Mark II avec un téléobjectif Tamron 150-600 mm, un changement qui lui permet de ne plus être limitée techniquement.

Elle insiste sur le fait que le mouvement #WildPhotoAtHome est ouvert à tous, peu importe le matériel. Le plus important est de prendre le temps d’observer et de partager, comme en témoignent les nombreux messages de débutants qui ont enfin osé publier leurs photos grâce à ce hashtag.

Pour aller plus loin

Les références de l’épisode

  • Personnes : Thomas Gourceau, Sandra (Atmosphère sauvage), Fab White Peaks, Max Bird.
  • Organisations et médias : Instagram, Facebook, 30 millions d’amis.
  • Hashtags : #WildPhotoAtHome, #SafariJardin, #PACRETECONFINEMENT.
  • Matériel photo : Canon 500D, Canon 7D Mark II, objectif 55-250 mm, Tamron 150-600 mm, Pentax 400D, Sigma 70-300 mm.
  • Espèces animales : rouge-queue, serein sini, huppe, mésange bleue, merle, lapin de Garenne, blaireau.

Au fil de l’épisode

  • La découverte par Régis du compte d’Agnes, suite à son action de nettoyage d’une forêt.
  • Le parcours d’Agnes : ses études pour devenir vétérinaire et ses débuts récents en photographie.
  • La naissance du mouvement #WildPhotoAtHome, co-créé avec Thomas Gourceau en réaction au confinement.
  • L’objectif du hashtag : redécouvrir et partager la biodiversité de proximité, dans son jardin ou depuis sa fenêtre.
  • Le succès inattendu de l’initiative, avec plus de 5000 publications et des relais par des photographes et médias.
  • Réflexion sur la pérennité des bonnes habitudes prises pendant cette période particulière.
  • Le courage de se lancer et de se mettre en avant sur les réseaux sociaux en tant que non-professionnelle.
  • L’expérience personnelle d’Agnes : photographier les oiseaux de son jardin et suivre des individus récurrents, comme une mésange bleue balafrée.
  • Discussion sur son évolution matérielle, du Canon 500D au 7D Mark II avec un Tamron 150-600 mm.
  • La lecture de commentaires touchants de personnes qui se sont mises à la photo grâce au hashtag.

FAQ

Qui est Agnes Poirot ?

Agnes Poirot est une jeune photographe passionnée par la faune et la flore locales. Elle a commencé la photographie il y a un peu plus d’un an. Parallèlement à sa passion, elle prépare le concours d’entrée en école vétérinaire. Elle est la co-créatrice, avec le photographe Thomas Gourceau, du mouvement #WildPhotoAtHome sur les réseaux sociaux.

Qu’est-ce que le mouvement #WildPhotoAtHome ?

#WildPhotoAtHome est une initiative lancée sur Instagram par Agnes Poirot et Thomas Gourceau durant le confinement. Il s’agit d’un hashtag qui encourage tout le monde, photographe ou simple amoureux de la nature, à observer, photographier et partager la biodiversité présente dans son jardin, sur son balcon ou visible depuis sa fenêtre. C’est un mouvement positif visant à redécouvrir la nature de proximité.

Pourquoi ce hashtag a-t-il été créé ?

Le hashtag a été créé pour lutter contre la frustration de ne pas pouvoir sortir dans la nature pendant le confinement. L’idée était de transformer cette contrainte en une opportunité : celle de prouver que la nature est partout, même à notre porte, et de créer un élan collectif de partage autour de la faune et de la flore locales que l’on a tendance à oublier au quotidien.

Avec quel matériel Agnes Poirot photographie-t-elle ?

Agnes Poirot a débuté la photographie avec un boîtier Canon 500D d’occasion et un objectif 55-250 mm. Se sentant limitée par ce matériel, elle s’est récemment équipée d’un boîtier Canon 7D Mark II et d’un téléobjectif Tamron 150-600 mm, ce qui représente une montée en gamme significative pour sa pratique de la photographie animalière.


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