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CAFÉ CROISSANT KODAK2 novembre 202429 min

Les photos au flash, on en pense quoi ?

Le flash en photo de mariage, du shutter drag au flash frontal

Le podcast Café Croissant Kodak ouvre une fenêtre sur les coulisses du métier de photographe. Dans cet épisode, l'animatrice, photographe de mariage, et Inès consacrent une demi-heure au flash, sujet plus partagé qu'il n'y paraît. Faut-il éblouir la piste de danse, renoncer au flash grâce aux boîtiers récents, l'allumer en plein jour pour un rendu éditorial ? Entre confessions sur les modes auxquelles elles ont cédé et conseils de matériel, elles montrent comment une technique d'éclairage finit par dater une photo.

Shutter drag, flash au plafond, flash frontal : les modes des soirées de mariage

Dans cet épisode de Café Croissant Kodak, l’animatrice, photographe de mariage, et sa complice Inès passent en revue les usages du flash et les modes qui les accompagnent. Premier constat : le shutter drag, cette technique qui consiste à bouger l’appareil pendant une pose lente au flash pour transformer les lumières du DJ en traînées et masquer une salle peu flatteuse, passe de mode. L’animatrice reconnaît y avoir cédé, mais juge que les traits trop nets datent les photos. Elle raconte avoir appris, à ses débuts il y a six ans, à orienter le flash vers le plafond pour une lumière diffuse, avant de préférer le flash frontal, très direct, qui isole les danseurs sur un fond sombre avec une vibe paparazzi. Les deux finissent par admettre que ce flash frontal, qui rappelle les photos des années 90, est sans doute lui aussi un marqueur d’époque. Elle détaille ses contraintes : beaucoup de déchet, des invités éblouis, un 24 mm qui oblige à se tenir tout près pour des images immersives, et l’envie d’apprendre le flash déporté, celui qu’on sépare du boîtier.

Elles citent en exemple le photographe de mariage Greg Finck, qui travaille toujours en flash déporté sur son appareil argentique.

Sans flash, en plein jour et en portrait posé

La conversation s’élargit aux soirées sans flash, rendues possibles par des boîtiers qui montent haut en ISO et par la réduction de bruit à l’intelligence artificielle de Lightroom, que l’animatrice assume utiliser tout en mettant en garde contre l’effet peau de porcelaine. Ces images d’ambiance, où l’on devine des silhouettes dans les faisceaux du DJ, servent selon elle le récit du reportage. Elle explique aussi pourquoi elle ne livre jamais une photo où un invité n’est pas à son avantage. Vient ensuite le flash de jour : longtemps associé à l’oncle qui oublie d’éteindre le sien, il donne une allure éditoriale qu’Inès trouve déplacée en séance couple ou famille, mais qui se justifie davantage sur un mariage. L’animatrice défend le portrait composé, la photo de la cheminée de grand-mère, et la mode qui revient des poses devant un rideau blanc, où la robe de la mariée renvoie la lumière du flash.

Elle termine sur le matériel : un flash Godox V1 sur batterie, autour de 200 euros, utilisé d’abord en mode automatique TTL.

Au fil de l’épisode

  • 00:00:21 : pourquoi parler du flash, et les modes qui changent
  • 00:00:39 : le shutter drag en soirée de mariage et sa fin annoncée
  • 00:02:20 : le flash orienté au plafond, puis le flash frontal à la vibe paparazzi
  • 00:03:16 : laisser traîner un peu le flash pour garder le mouvement d’une première danse
  • 00:04:08 : le flash déporté, technique à apprendre
  • 00:05:36 : Greg Finck et Rime Arodaky, références des deux animatrices
  • 00:07:12 : les limites du flash frontal : déchet, éblouissement, travail au 24 mm
  • 00:08:53 : le flash direct, héritage des années 90 et futur marqueur d’époque
  • 00:10:22 : les photos de soirée sans flash et la réduction de bruit dans Lightroom
  • 00:11:55 : les photos d’ambiance au service du récit du reportage
  • 00:13:27 : ne jamais livrer une photo où un invité n’est pas à son avantage
  • 00:14:55 : le flash diffus réservé à l’arrivée du gâteau
  • 00:16:29 : profiter de la lumière permanente du vidéaste pendant les discours
  • 00:17:30 : le flash de jour, entre maladresse et style éditorial
  • 00:19:54 : les portraits posés et la photo de la cheminée de grand-mère
  • 00:22:07 : le retour des poses devant un fond blanc et le reflet du flash sur la robe
  • 00:24:22 : le flash qui rend des couleurs réalistes après la mode des tons orangés
  • 00:26:33 : le choix d’un flash cobra, le Godox V1 et le mode TTL

FAQ

Qu’est-ce que le shutter drag en photo de mariage ?

Selon l’animatrice, c’est une technique de soirée : on garde une pose assez longue avec le flash et on bouge l’appareil au déclenchement, si bien que les lumières du DJ ou de la salle dessinent des traînées qui masquent le fond. Très à la mode pendant des années, elle la trouve aujourd’hui datée quand les traits deviennent trop nets.

Pourquoi le flash frontal est-il utilisé en soirée de mariage ?

Le flash frontal fige les danseurs et laisse le décor dans l’ombre, ce qui concentre le regard sur le sujet et donne une ambiance paparazzi. L’animatrice l’associe à un 24 mm pour des images immersives, tout en reconnaissant ses défauts : beaucoup de photos ratées, des invités éblouis, et une esthétique qui pourrait vite dater.

Peut-on photographier une soirée de mariage sans flash ?

Oui, selon l’épisode, grâce aux boîtiers qui supportent des ISO élevés et à la réduction de bruit par intelligence artificielle dans Lightroom. L’animatrice s’en sert pour des photos d’ambiance de la piste ou pendant les discours, en profitant parfois de la lumière permanente du vidéaste, mais pas pour toute une soirée.

Quel flash l’animatrice de Café Croissant Kodak recommande-t-elle ?

Elle utilise un Godox V1, un flash cobra sur batterie qu’elle estime à environ 200 euros. Elle explique qu’un flash à piles se recharge trop lentement pour enchaîner les photos en soirée, et conseille de commencer en mode TTL, le mode automatique, avant de se former pour régler le flash plus finement.

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