
Dans Café Croissant Kodak, podcast sur les coulisses de la vie de photographe, l'animatrice s'attaque à un constat tiré de centaines de séances couple et famille : le conjoint pas tout à fait emballé, souvent un homme, qui croise les bras. Elle décrit les profils qu'elle rencontre, explique le décalage entre celui qui pense au futur et celui qui vit le présent, et détaille sa méthode : créer un moment réel plutôt que faire poser.
Le monsieur pas tout à fait emballé
Photographe de séances couple et famille, l’animatrice de Café Croissant Kodak consacre ce deuxième épisode de 2026 aux hommes qui arrivent en séance à reculons. Elle prévient d’emblée que ce n’est « pas un manifeste féministe » ni une généralité absolue, mais un constat de terrain : pour elle, si quelqu’un reste mal à l’aise du début à la fin, « c’est un échec ». Elle dresse quatre portraits : celui qui a été traîné là et affiche un « sourire un peu contractuel », celui qui sort son téléphone parce qu’il croit devoir attendre son tour, celui qui ne sait pas quoi faire de son corps et craint surtout d’avoir l’air ridicule, et le pragmatique qui demande pourquoi payer alors qu’on a déjà des photos. Selon elle, le malentendu tient à la projection : la personne qui réserve pense à dans dix ou vingt ans, à l’album feuilleté par les enfants devenus grands, l’autre vit dans le présent et ne voit pas encore la valeur de ces images. Sa réponse tient en une méthode : « Je ne vous fais pas poser pour inventer des images. Je crée des situations pour que vous viviez un moment et j’en fais les images. » Elle fait marcher, parler, chatouiller les enfants, et estime que 80 % d’une séance consiste à documenter un moment en famille, le reste étant des images plus posées.
Elle raconte aussi le moment où elle retourne l’appareil pour montrer une image au conjoint réticent, et ce « ah ouais » qu’elle entend à chaque séance. Elle conseille enfin de faire de la réception de la galerie un moment familial, à l’image d’un couple de mariés qui s’est filmé en la découvrant.
Les références de l’épisode
- Cartes à poser : livret d’une vingtaine de cartes illustrées de situations pour séances couple, proposé dans la boutique en ligne de l’animatrice.
- Jardin du Luxembourg : lieu de balade donné en exemple de séance famille.
Au fil de l’épisode
- 00:00:05 : réouverture de la boutique en ligne et cartes à poser pour les séances couple
- 00:01:11 : le sujet du jour, les hommes en séance photo, et le rôle de la photographe pour mettre à l’aise
- 00:02:26 : les quatre profils du conjoint réticent
- 00:03:30 : le décalage entre celui qui pense au futur et celui qui vit le présent
- 00:05:00 : faire confiance au photographe et venir vivre un moment plutôt que poser
- 00:06:43 : 80 % de documentation et le « ah ouais » devant l’écran de l’appareil
- 00:07:32 : la valeur future des photos de famille pour les enfants
- 00:09:30 : enlever la pression de la pose et parler de moment
- 00:10:19 : faire de la découverte de la galerie un moment en famille
- 00:12:29 : une photographe bavarde en séance pour faire tomber la peur du ridicule
FAQ
Pourquoi certains hommes sont-ils réticents à une séance photo de couple ou de famille ?
Selon l’animatrice de Café Croissant Kodak, ce n’est pas une question d’envie mais de perception. La personne qui réserve se projette dans dix ou vingt ans et imagine les enfants feuilletant l’album ; le conjoint vit dans le présent et ne voit pas encore la valeur de ces images. S’y ajoute souvent la peur d’avoir l’air ridicule.
Comment se déroule une séance photo famille sans pose ?
L’animatrice explique qu’elle crée des situations plutôt que des poses : elle fait marcher le couple, lui demande comment il s’est rencontré, fait chatouiller les enfants ou sauter d’un banc. Elle guide, mais estime que 80 % de la séance consiste à documenter un vrai moment en famille, le reste étant des images plus posées.
Que sont les cartes à poser dont parle l’épisode ?
Ce sont une vingtaine de cartes illustrées conçues par l’animatrice pour les séances couple. Plus que des poses, elles proposent des situations et des micro-scénarios simples pour déclencher quelque chose de naturel devant l’appareil. Elles peuvent aussi servir pour se photographier soi-même avec un téléphone et un retardateur.
Comment profiter de la galerie après une séance photo ?
L’animatrice conseille d’en faire un moment familial : attendre le retour des enfants de l’école, préparer un goûter, projeter les photos sur un grand écran et les regarder ensemble. Elle cite un couple de mariés qui s’est filmé en découvrant sa galerie et lui a envoyé la vidéo.
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