
Sébastien Roignant, photographe de mariage et animateur du Guide du Photographe de Mariage, raconte quatre galères de terrain : une église qui n'était pas la bonne, un sac envahi par les fourmis, une voiture de mariés éraflée et un vol de matériel qui finit mal. Trois histoires se terminent bien, la dernière non. Chacune débouche sur un réflexe simple, des cartes mémoire gardées sur soi au point GPS vérifié la veille.
La mauvaise église et le sac posé sur une fourmilière
Pour ce deuxième épisode d’été du Guide du Photographe de Mariage, Sébastien Roignant, photographe de mariage et formateur, raconte quatre galères de terrain vécues par des photographes : trois qui finissent bien, une qui finit mal. La première lui est arrivée en 2022, lors d’un mariage dans un village viticole du Vaucluse, près d’Avignon. Parti des préparatifs avec un élève comme second, il suit le point GPS enregistré avant le mariage et arrive sur une place d’église déserte, porte fermée à clé. Il avait posé son repère sur une autre église. Sept minutes de route, un tracteur doublé, la voiture laissée à son second : il arrive en courant au moment exact où le prêtre fait entrer le cortège. Le marié ne s’était même pas aperçu de son absence. Sa leçon : vérifier le nom exact du lieu et pas seulement la ville, demander l’adresse écrite et contrôler le point GPS la veille. La deuxième histoire, confiée par une photographe, se passe au vin d’honneur : le sac de matériel posé contre un arbre se retrouve envahi par des milliers de fourmis. Vingt minutes de nettoyage à l’écart, boîtiers et objectifs épargnés, personne n’a rien vu.
Sébastien Roignant en tire une idée qui traverse tout l’épisode : le vrai risque du métier, c’est rarement le problème lui-même, c’est le problème qui tombe au mauvais moment.
La voiture des beaux-parents et le sac volé à la gare
Dans la troisième histoire, un photographe couvre le mariage de ses beaux-parents, qui lui confient leur BMW sportive presque neuve pour la conduire jusqu’à la mairie. Habitué à un 4×4, il frotte deux ralentisseurs, puis, croyant avoir passé la marche arrière, avance contre un muret de béton : l’aile avant est griffée sur 25 centimètres. Il ne dit rien de la journée et avoue tout en rendant les clés. Les mariés sourient, refusent qu’il paie quoi que ce soit, règlent le reportage, commandent un tirage de plus et repartent quelques semaines plus tard du garage avec une voiture neuve. Depuis, ce photographe exige dans ses conditions générales de vente que les mariés déclarent un conducteur occasionnel auprès de leur assurance. La quatrième histoire, arrivée à un ami de l’animateur, ne finit pas bien : après un mariage terminé à 4 h 30, un photographe s’assoupit sur un banc de gare avec un réveil réglé dix minutes avant son train. Le réveil sonne, mais le sac a disparu, avec le matériel et les cartes mémoire restées dans les boîtiers. Les photos sont perdues pour de bon.
D’où la règle que Sébastien Roignant applique désormais : les cartes toujours sur soi, séparées du matériel, et en avion trois copies des photos à trois endroits différents.
Pour aller plus loin
- Le Grand Saut
- Le Mail, la lettre du photographe de mariage
- Comment mettre à l’aise le couple
- Comment trouver des clients
- Comment photographier des moments vrais
- La chaîne YouTube du Guide du Photographe de Mariage
- La chaîne YouTube F/1.4 sur la Photo
- Sébastien Roignant sur Instagram
- Le site photo de mariage de Sébastien Roignant
- Le livre Photographe de mariage pour le meilleur et pour le pire
- Le livre photo Soledad
Les références de l’épisode
- Le Grand Saut : formation de Sébastien Roignant, dont l’un des élèves l’accompagnait comme second.
- Photographe de mariage pour le meilleur et pour le pire : livre de Sébastien Roignant, publié chez Eyrolles.
- Soledad : livre photo de Sébastien Roignant.
Au fil de l’épisode
- 00:00:00 : quatre galères de terrain, dont une qui finit mal
- 00:01:15 : un mariage dans le Vaucluse, raconté par l’animateur lui-même
- 00:04:23 : une place d’église déserte
- 00:05:18 : le mauvais point GPS et la course contre la montre
- 00:08:30 : la leçon : vérifier le nom exact du lieu
- 00:09:21 : le vin d’honneur et le sac posé dans l’herbe
- 00:11:44 : une fourmilière dans le sac de matériel
- 00:14:38 : le risque, c’est le problème qui tombe au mauvais moment
- 00:15:50 : la BMW des beaux-parents
- 00:17:35 : la marche arrière qui n’était pas enclenchée
- 00:19:48 : l’aveu aux mariés en fin de soirée
- 00:21:28 : la dernière histoire, qui finit mal
- 00:22:49 : endormi sur un banc de gare
- 00:24:51 : le sac et les cartes mémoire volés
- 00:27:42 : séparer les cartes du matériel et multiplier les copies
- 00:29:42 : les quatre conseils à retenir
FAQ
Comment éviter de se tromper de lieu le jour d’un mariage ?
Sébastien Roignant, qui s’est lui-même rendu à la mauvaise église en 2022, conseille de vérifier le nom exact du lieu et pas seulement celui de la ville, de demander l’adresse écrite aux mariés et d’ouvrir le GPS la veille pour contrôler de ses propres yeux que le point est au bon endroit.
Où ranger ses cartes mémoire après un mariage ?
Toujours sur soi, séparées du matériel, répond Sébastien Roignant après l’histoire d’un photographe dont le sac a été volé avec les cartes. Il les garde dans un porte-cartes même en voiture et, en avion, répartit trois copies : les cartes en poche, l’ordinateur en cabine et un disque dur en soute.
Que faire si l’on abîme la voiture des mariés ?
Dans l’épisode, le photographe avoue tout en rendant les clés et les mariés refusent qu’il paie. Pour éviter que cela tourne mal, il a depuis ajouté une clause à ses conditions générales de vente : s’il doit conduire leur voiture, les mariés doivent l’avoir déclaré comme conducteur occasionnel auprès de leur assurance.
Où poser son sac photo pendant un vin d’honneur ?
Après l’histoire du sac envahi par des fourmis, Sébastien Roignant recommande de le poser à l’intérieur ou sur un support surélevé : une chaise, une table, le coffre de sa propre voiture. Il avoue en souriant qu’il le pose lui-même un peu n’importe où.
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