Portrait de Mathieu Vitrat, invité du podcast Le Guide du Photographe de Mariage

Se lancer et réussir en 2021 avec Mathieu Vitrat

Le grand saut

Avant de devenir photographe de mariage, Mathieu Vitrat occupait un poste de salarié avec un salaire qu’il qualifie de « bien confortable ». Pourtant, l’idée d’un métier-passion lui trottait dans la tête. C’est une période professionnelle difficile, suivie d’un licenciement fin 2019, qui a servi de catalyseur. Il décide alors de se lancer, malgré de nombreuses barrières psychologiques. N’ayant aucun entrepreneur dans son entourage, il lui a fallu du temps pour passer d’une logique de salaire mensuel à celle de chiffre d’affaires annuel. « J’avais dans la tête qu’un métier, une profession, il y avait forcément un aspect un peu laborieux, un peu désagréable », confie-t-il.

Son propre mariage, célébré en 2019, a été un déclic majeur. La découverte de la photographie de reportage, qui raconte une histoire au fil de la journée, a été une « claque dans la gueule ». Il a alors compris la position ultra privilégiée du photographe et l’importance de l’accompagnement humain, au-delà de la simple prestation technique.

Se lancer face à la crise

Mathieu Vitrat a officiellement créé son entreprise le 6 février 2020. Un mois plus tard, la France entrait dans son premier confinement. Loin de se laisser abattre, il a mis à profit cette période pour avancer. Il raconte avoir dû se faire violence pour démarcher, lui qui n’aimait pas particulièrement le contact. Sa règle : « au moins tous les jours, dire à une personne différente ce que je faisais ». Une stratégie qui a payé, puisque son premier contrat est venu de son réseau. Le premier contact client, reçu en plein confinement, a été un immense soulagement et le véritable démarrage de son aventure.

Il a rapidement dû s’adapter aux rendez-vous en visioconférence, un format qui l’a finalement aidé à être plus à l’aise, étant dans son environnement et pouvant s’appuyer sur ses notes. C’est dans ces conditions qu’il a signé ses premiers contrats, dont sa formule la plus chère, qu’il surnomme la « formule popcorn ».

Construire son activité

La saison 2020 a été marquée par la pandémie, et sur les quatre mariages prévus, deux ont été reportés en 2021. Mathieu Vitrat raconte avoir rebondi rapidement, se concentrant sur le fait que les contrats n’étaient pas annulés. Il a surtout cherché à rassurer ses clients, adoptant une posture d’accompagnement. « C’est à nous, en tant qu’expérimentés du mariage, de pouvoir apporter des choses qui vont faire que tout ce contexte ne va pas faire foirer toute la journée », explique-t-il. Cette première année lui a surtout permis de constituer un book avec de vraies photos de mariage, un élément essentiel pour convaincre de futurs clients.

Pour 2021, il reste optimiste et pragmatique. Il sait que la situation restera particulière, mais il se concentre sur sa valeur ajoutée : l’expérience et l’accompagnement pour que la journée des mariés reste belle, malgré le contexte. Il souligne également le soutien infaillible de sa femme, qui a été un pilier dans sa reconversion, contrastant avec les craintes initiales de ses parents, peu familiers du monde de l’entrepreneuriat.

Pour aller plus loin

Les références de l’épisode

  • Laurent Breillat, photographe et formateur
  • Le Grand Saut, la formation de Sebastien Roignant
  • Brive-la-Gaillarde, en Corrèze

Au fil de l’épisode

  • Le pitch de Mathieu Vitrat pour présenter son activité de photographe de mariage.
  • Bilan de sa première année : deux mariages réalisés sur quatre prévus, et des contrats signés pour 2021 et 2022.
  • Le récit de ses premiers reportages de mariage, réalisés avec un calme surprenant.
  • Comment il a réussi à signer sa formule la plus chère à deux reprises pendant le confinement.
  • Le passage d’une mentalité de salarié (penser en salaire mensuel) à celle d’entrepreneur (penser en chiffre d’affaires annuel).
  • Le déclic provoqué par son propre mariage en 2019 et la découverte de la photo de reportage.
  • L’importance du feeling et du relationnel avec les futurs mariés.
  • Faut-il être marié pour être un bon photographe de mariage ?
  • Ses difficultés initiales avec le marketing et la nécessité de se vendre.
  • Sa règle personnelle pour se faire connaître : « une personne par jour doit être au courant ! »
  • La création de son entreprise en février 2020, juste avant le premier confinement.
  • Comment le confinement l’a aidé à réaliser ses premiers rendez-vous clients en visio.
  • La gestion des reports de mariages et l’importance de rassurer les couples.
  • Son état d’esprit optimiste pour la saison 2021.
  • Le soutien crucial de sa femme face aux craintes de ses parents.
  • Ses conseils pour un photographe qui se lance aujourd’hui.
  • Son objectif préféré : le 50 mm.
  • Son meilleur souvenir de mariage : une photo de groupe animée et émouvante.
  • Le rôle de la communauté d’élèves de sa formation pour garder la motivation.

FAQ

Qui est Mathieu Vitrat ?

Mathieu Vitrat est un photographe spécialisé dans le reportage de mariage. Avant de se lancer dans cette voie, il était salarié dans une entreprise où il gagnait très bien sa vie. Suite à un licenciement fin 2019, il a décidé de se reconvertir pour vivre de sa passion pour la photographie. Il a démarré son activité en pleine pandémie de Covid-19, un défi qui a forgé sa détermination et son approche du métier.

Pourquoi Mathieu Vitrat a-t-il décidé de devenir photographe de mariage ?

Sa décision a été motivée par une situation professionnelle qui se dégradait, mais le véritable déclic fut son propre mariage en 2019. C’est à cette occasion qu’il a découvert la photographie de mariage sous l’angle du reportage, une approche narrative qui l’a fasciné. Il a réalisé la place privilégiée du photographe et l’importance de l’accompagnement humain, ce qui l’a convaincu de se spécialiser dans ce domaine.

Comment s’est-il lancé en pleine pandémie de Covid-19 ?

Mathieu Vitrat a créé son entreprise en février 2020, un mois avant le premier confinement. Il a profité de cette période pour travailler sur son projet, notamment en activant son réseau personnel pour trouver ses premiers clients. Il a mené ses premiers rendez-vous en visioconférence, ce qui l’a aidé à être plus à l’aise. Son premier contact client, obtenu pendant le confinement, a été un tournant décisif qui a validé son projet et l’a remotivé.

Quels ont été les plus grands défis de sa reconversion ?

Le principal défi pour Mathieu Vitrat a été de surmonter ses blocages mentaux. Il a dû apprendre à se vendre et à mettre en avant son travail, ce qui n’était pas naturel pour lui. Un autre obstacle majeur a été de changer sa mentalité financière, passant de la sécurité d’un salaire mensuel fixe à l’incertitude d’un chiffre d’affaires annuel. Il a également dû faire face aux craintes de son entourage, peu familier avec l’entrepreneuriat.


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